A Kinsuka, les pêcheurs s’organisent pour moderniser leur métier

Installée à Nganda Lita depuis 1953 sur le site de Kinsuka pêcheur, commune de Ngaliema, la communauté des pêcheurs du lieu projette de s’organiser. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie et de travail dans leur milieu. C’est le vœux exprimé début juin par Masiga Gasu, président des pêcheurs de Nganda Lita.

Cette déclaration est, certes, l’expression d’un ras-le-bol collectif des membres de sa communauté. Dans ce cadre, son premier souci et d’amener tous les pêcheurs et membres de sa communauté d’accepter de vendre aux mêmes prix tous les types de poisson qu’ils offrent aux consommateurs afin d’établir un rapport qualité/prix acceptable par tous.

Interrogé sur leur activité principale, à savoir : la pêche, Eddy Luande, vice-président de la communauté des pêcheurs de Kinsuka, a affirmé que la plupart d’entre eux ont ouvert des comptes bancaires dans les institutions bancaires de la place, une manière pour eux de penser avenir face aux aléas et autres cas imprévus.

Au cours de l’entretien, le président des pêcheurs du campement Nganda Lita a déploré plusieurs difficultés dans l’exercice de leur métier. Il s’agit notamment de l’absence de matériels de pêche de qualité, de même que le caractère artisanal de leur métier qui souffre du manque de professionnalisme. Il a relevé aussi l’absence de technologie moderne dans la capture et la conservation des poissons. Raison pour laquelle, entre octobre et décembre de chaque année, il se produit souvent une rupture de stock de poissons pour la consommation. A cette période de l’année caractérisée par l’abondance d’eau du fleuve, les pêcheurs frôlent la famine consécutive à la baisse d’activité.

Enfin, le président Mayasi Gasu déplore le fait que les membres de sa communauté s’adonnent à la spéculation. Chacun fixe son prix sur base des critères subjectifs. Compte tenu de toutes ces difficultés, il projette de soumettre ces doléances aux autorités municipales de la commune de Ngaliema.

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