Arrivée suspecte en Belgique de bois congolais valant 45.000 euros

Une dizaine de militants de Greenpeace se sont approchés, mercredi, d’un stock de grumes de Wengé, une essence de bois provenant de la province de l’Equateur, en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé l’ONG internationale Greenpeace

C’est une dépêche de l’agence de presse Belga qui l’annonce. En effet, du bois provenant de la surexploitation (selon l’ONG Greenpeace) est stocké depuis un petit temps à Anvers. Greenpeace y a dépêché un huissier pour constater les irrégularités. Le wengé est un bois sombre et veiné utilisé pour la menuiserie intérieure (parquets et meubles). Le bois stocké à Anvers a été abattu par la société ITB (Industrie de transformation de bois, basée à Kinshasa) dans la région du Lac Tumba, province de l’Equateur.

Lors de la récente révision des titres forestiers, cette société a vu ses permis d’exploitation invalidés dans deux zones de la province de l’Equateur, dont celle où les grumes stockées à Anvers ont été abattues, affirme Greenpeace. Après que l’huissier aura attesté des irrégularités, le dossier sera transmis à la police belge de l’environnement.

Quelque 50 mètres cubes de bois wengé sont stockés à Anvers et ont une valeur marchande de 45.000 euros. Selon les informations de Greenpeace, la population locale n’a quasiment rien perçu pour l’abattage de ce bois. Greenpeace demande aux autorités congolaises de maintenir le moratoire sur l’attribution de nouveaux titres forestiers et confirmer les résultats de la révision des titres forestiers en invalidant effectivement les permis d’exploitation « jugés non convertibles ».

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