Compte à rebours pour le point d’achèvement

Politiques congolais et experts du Fonds Monétaire International (FMI) sont réunis autour d’une table pour faire le point du processus devant conduire la RD Congo à l’atteinte du « Point d’achèvement de l’Initiative Pays pauvres très endettés » en juillet 2010.

Selon une dépêche de l’ACP, le Premier ministre Adolphe Muzito s’est entretenu avec Robert York, Chef de mission du FMI en visite à Kinshasa. Les deux parties ont abordé la question relative à la mise en œuvre de 7 déclencheurs de l’Initiative PPTE. Les officiels congolais déclarent avoir maîtrisé 6 des 7 conditions pour lesquelles elles s’étaient mises d’accord pour annuler une grande partie (90%) de la dette extérieure congolaise.

La stabilité du cadre macroéconomique est identifiée comme le septième déclencheur qui pose problème. Fin mai, à l’issue d’une réunion d’évaluation du gouvernement tenue à cet effet, Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, ministre congolais du Budget, a affiché une certaine satisfaction. « On s’approche du Point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés ; et nous sommes à 99% de réalisation de sept principaux déclencheurs de ce programme », avait-il déclaré à la presse. Et de renchérir : « A en croire Jean-Baptiste Ntahwa Kuderwa, les sept déclencheurs du point d’achèvement de l’Initiative PPTE, à savoir le DSCRP (document stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté), la stabilité économique, l’utilisation de l’épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la (bonne) gouvernance et prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux et rural, ainsi que la gestion de la dette sont presque atteints, sauf le volet passation des marchés publics à régler dans un délai court, avant le 10 juin 2010.

Porté par l’optimisme, le gouvernement congolais estime que « le cadre macroéconomique est en observation permanente ; l’utilisation de l’épargne budgétaire, la gestion des dépenses publiques, la gouvernance et la prestation des services dans les secteurs prioritaires, les secteurs sociaux et rural ainsi que la gestion de la dette offrent une occasion de satisfaction quant à la réduction de la dette de la RD Congo ».

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