DGI, les Directeurs des impôts nommés par Ordonnance présidentielle sont en colère !

Tout semble être clair avec les consignes et directives que le gouvernement a transmis, par le biais du Ministère des Finances, aux Régies financières, notamment la Direction Générale des Impôts (DGI). Ce, en rapport avec le doublement des recettes de l’Etat. Seulement, ce doublement mieux, cette maximisation confortée des recettes dues au trésor public, pour ce qui est de la DGI, doit être tributaire d’une motivation certifiée.

En plus, un climat positif de travail doit prévaloir au sein de la régie financière. Contre toute attente, ce qui se passe actuellement à la DGI, dépasse tout entendement. Des nos sources, nous apprenons que le Directeur Général ad intérim, M. Vincent Kabwa Kanyampa s’absurde au traitement discriminatoire dans l’octroie des primes aux Directeurs chargés d’encadrer les recettes.

Par ailleurs, il favoriserait les Directeurs commissionnés en lieu et place de leurs collègues nommés par Ordonnance présidentielle. Et ce, en violation flagrante des prescrits fondamentaux qui régissent l’Administration publique en République Démocratique du Congo. Le vocable directeur rattaché n’existe nulle part dans l’administration de la RDC. Sauf, bien entendu, à la DGI où le Directeur Général ai voudrait inventer une roue qui n’a jamais existé.

Tenez, l’article 67 de la Loi n°81/003 du 17 juillet 1981 portant Statut du Personnel de carrière des services publics de l’Etat est clair là-dessus. Il stipule que les promotions aux grades du Secrétaire Général, Directeur, Chef de Division et le Chef de Bureau, relèvent du Président de la République qui est le garant de toutes les institutions du pays. Ceci étant, dès lors que le Chef de l’Etat nomme par une Ordonnance, celle-ci, a force de Loi. Par conséquent, la décision reste inviolable et inattaquable.

A la DGI par contre, les Directeurs nommés par Ordonnance Présidentielle broient du noir, totalement lésés parce que les avantages dus à leur rang sont simplement bafoués par la Haute Direction, au détriment de leurs collègues qui n’ont comme seule base juridique que des Commissions d’affectation. Pris de colère, ces infortunés se disent prêts à descendre à l’hémicycle du Palais du peuple en vue de faire entendre leurs voix. Certains d’entre les frondeurs estiment que, le Ministre des Finances, Matata Ponyo qui tient coûte que coûte à la réussite de cette mission gouvernementale, doit se débarrasser sur son chemin, de toutes les brebis galeuses.

En commençant par son DIRCABA M. Lokadi qui, selon eux, demeure co-auteur de malaise enregistré à la DGI. Il n’aiderait pas le Ministre Matata Ponyo à réussir la mission. Il n’aide pas non plus, à entretenir un climat serein et apaisé au sein de cette régie financière. Pis encore, en son absence du pays pour un séjour de travail au Maroc, le DG ai préfère laisser un directeur commissionné qui, par ailleurs, est en instance d’affectation pour faire son intérim.

Que reproche-t-il aux directeurs nommés par Joseph Kabila Kabange pour ne pas leur faire confiance ? Seul, M. Vincent Kabwa peut répondre à une telle question. Qu’à cela ne tienne, l’illégalité ne doit être pérenne au sein de cette régie financière. Les règlements et les lois du pays doivent s’appliquer sans tergiverser, surtout à l’heure de la Tolérance zéro.

Entreprendre.
© 2010 Magazine Entreprendre