Au cours de la conférence hebdomadaire tenue le vendredi 04 juin 2010 au siège de Synergy-Group, il a été débattu du thème : «L’accélération des chantiers routiers et leur impact socio économique à Kinshasa ».
L’orateur du jour, M. Victoire Eyobi, Directeur de Publication du Magazine Entreprendre a commencé par dresser l’état des lieux de l’évolution des travaux de réhabilitation des principales artères de la capitale. Il a expliqué que les populations, particulièrement les usagers de la route déplorent la façon de travailler des entreprises commises à ces chantiers.
De leur côté, les autorités devraient avertir la population avant de bloquer les routes et prendre des précautions pour ouvrir des voies de sortie.
A quelques semaines des festivités du cinquantenaire de l’ indépendance, le gouvernement veut accélérer les travaux de réhabilitation des routes parce qu’il doit accueillir de nombreux visiteurs étrangers. Ce qui justifie actuellement l’accélération des travaux routiers. C’est le cas des boulevards Triomphal, Lumumba, 30 juin, Tshatshi, des avenues Libération (ex-24 novembre), Huileries ,… Dans tous ces artères, la circulation routière est gravement perturbée.
En effet ,il y a plus de trois semaines que le boulevard Triomphal est inaccessible aux automobiles qui doivent emprunter les avenues Kasa-Vubu dans le sens interdit ou Bokassa fortement endommagée à la hauteur du pont sur la rivière Kalamu et avant l’avenue Kabambare. De même que l’avenue Libération à partir du camp militaire Kokolo jusqu’au rond –point Moulaert.
Suite à cette situation, des embouteillages y sont constatés, pour quitter le rond-point Victoire et se rendre au centre-ville vers la Regideso, les conducteurs empruntent l’avenue de l’Enseignement, passent derrière le Palais du Peuple pour sortir devant le camp militaire Kokolo et arriver à Moulaert .
Face à des tronçons bloqués pour des travaux, les conducteurs sont contraints de modifier leur parcours, les populations font des kilomètres à pieds pour rejoindre le premier arrêt accessible aux bus… A défaut de cela, il faut se soumettre à la pratique de « demi-terrains », c’est-à-dire une course morcelée en plusieurs étapes payantes.
Dans les embouteillages, les véhicules sont obligés de dépenser plus de carburant que prévu pendant que le nombre d’accidents liés à cette confusion ne cesse de croître.
LA SONAS ET LA DGRK SE MELENT AU JEU
Alors qu’aucune solution efficace n’est encore trouvée pour réduire l’impact des embouteillages dans la ville, la Sonas et la DGRK ont choisi ce moment pour relancer leur campagne de recouvrement forcé. On les voit sous des tentes dressés dans les carrefours entourés des policiers qui n’hésitent pas à placer des sabots sous les pneus des véhicules réfractaires.
Cette campagne, comme on le voit, est venu envenimée la situation des usagers de la route. Certains décident carrément de ranger leurs véhicules dans les garages en attendant de trouver les moyens de subvenir aux exigences combinées de ces deux institutions.
DEBAT
Réagissant à cet état des choses, l’Ir Laurel Pungu a affirmé qu’ il est impossible que les travaux se terminent avant le 30 juin parce que leur planning est perturbé suite au problème de financement et à la précipitation à la veille des festivités du cinquantenaire. Pour lui, il faut laisser ces entreprises travailler selon leur timing pour présenter des travaux de qualité.
Pour sa part, Paul Kasangi indique que les travaux peuvent finir avant le 30 juin, si le gouvernement ajoute la main d’œuvre et les heures de travail.
De son côté, A.L. Kitenge, DG de Synergy-Group, personne ne nous a donné le planning de ces travaux. Par conséquent, l’impact de ces travaux, personne ne le sait. Et pire, ils agissent avec très peu de moyen. Pour lui, les citoyens congolais sont très faibles en sens de responsabilité, et pourtant, c’est eux qui devraient jouer un rôle capital.
En guise de conclusion, le gouvernement doit respecter la population congolaise en révélant le coût de ces travaux et en les étalant dans le temps pour leur assurer une bonne qualité à la livraison.
