L’Eternel arbitrage entre le court et le long termes, le curatif et le préventif…

Lorsqu’on gère une petite structure, la tendance est à la prise de risque car les manoeuvres ne
sont pas lourdes à exécuter. C’est pour cela que les entreprises à taille réduite sont plus souples
et plus flexibles. Elles sautent sur les opportunités plus rapidement que les entités obèses.
Pourtant, la taille d’un pays et/ou sa grande population sont des opportunités en ce qu’elles
donnent la masse critique à toute initiative judicieuse.

Dans le cas de l’économie congolaise, la masse joue contre nous. Les défis sont tellement grands
que tout leader de bon sens se demande par où commencer… et les partenaires choisissent d’office
d’éteindre les feux, … exclusivement dans les opérations spontanées pourvu que ça donne des
résultats rapides et visibles même s’ils ne sont pas durables.

Les dix dernières années nous renseignent que les millions jetés de cette manière n’accumulent pas
de résultats et insultent notre intelligence et notre sagesse.

L’inventaire des causes indique que l’Etat n’a jamais investi là où il aura le plus d’effets d’entraînement.
Il a paré au plus pressé et souvent sous la pression des grèves ou des guerres.

C’est maintenant le moment de proposer au peuple des raisons de rêver, de patienter et de participer à la
transformation du Système national de production intensive et de partage équitable des richesses.

Il faut réformer l’Etat pour un avenir moderne et englobant tous les efforts. L’Etat doit se parler car
les effets peuvent être douloureux avant les résultats réels. Est-ce normal que Kinshasa qui héberge la
plus grande richesse nette visible achète le carburant à près de un dollar américain, le ciment à
quatorze dollars mais que Minembwe paie trois dollars pour le litre de carburant et près de quarante
cinq dollars pour un sac de ciment? Y a-t-il un plan pour inciter le développement déconcentré? Qui
est sensé mettre l’architecture d’optimisation en place?

Peut-on se permettre de s’isoler dans notre propre pays et apprendre les noms de certaines de nos contrées
à la faveur d’agression rwandaise, ougandaise, angolaise ou autre!

Entreprendre.
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