La révision constitutionnelle et ses implications économico-sociales

Le vendredi 29 avril 2010, la conférence hebdomadaire à Synergy-Group a porté sur la révision constitutionnelle et ses implications économico-sociales animée conjointement par M. Victoire Eyobi, Directeur de publication du magazine économique Entreprendre et M. Paul Kasangi, consultant au service de recouvrement.

Le vendredi 29 avril 2010, la conférence hebdomadaire à Synergy-Group a porté sur la révision constitutionnelle et ses implications économico-sociales animée conjointement par M. Victoire Eyobi, Directeur de publication du magazine économique Entreprendre et M. Paul Kasangi, consultant au service de recouvrement.

En effet, il est de notoriété que la Constitution est l’âme d’une nation. Elle permet de contrôler et de gérer la population.

En fait, la révision de la Constitution telle qu’évoquée cers dernières semaines au sein de la classe politique congolaise touche sur certains impératifs majeurs de la marche du pays. Parmi les points visés, nous pouvons citer le mandat du Président de la République, le découpage territorial, la question des recettes dues aux provinces, la question de la nationalité, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature, le fonctionnement des institutions provinciales, le droit de retour des députés et sénateurs appelés à d’autres fonctions, le système électoral, les immunités, le régime politique et l’extension de la compétence des juridictions militaires.

Lors du débat, Mr Kitenge, president & CEO de Synergy-Group a souligné que la Constitution évolue avec l’état de la nation et peut être modifiée en tenant compte de certaines conditions. Il a ajouté que l’objectif ou la volonté politique de doter le pays d’une Constitution est de redonner le pouvoir à la base. Il estime que concernant cette question, il serait mieux de regarder au – delà de la limite normale. Il faut donc centraliser les investissements pour permettre la globalisation de la richesse de la RDC. Le problème en RDC, a-t-il dit, est que les affaires courantes sont fragilisées. Il a, enfin, affirmé que la décentralisation est urgente et encourage le découpage territorial.

Orateur du jour, Mr Paul Kasangi pense que pour réviser la Constitution, il faudrait d’abord sensibiliser la population d’autant plus qu’en 2006 pour la mettre en place, on est passé par le référendum. Ecarter la population de ce processus engendrerait, a-t-il fait remarquer.

Pour M. Riger yenga, le découpage des provinces concerne les Assemblées provinciales. En ce qui concerne la décentralisation, le ministère de tutelle n’a pas d’administration et il n’a que le Secrétaire général comme personnel. Il a déploré, à cet effet, l’absence de volonté d’appliquer ce système.

Pour l’indépendance du pouvoir judiciaire, l’Etat a mis en place un projet portant modification des statuts des magistrats. Le drame c’est que la Constitution congolais est taillée sur mesure, a dénoncé Mr Yenga.

La révision constitutionnelle doit être faite pour l’intérêt général et c’est une question d’élite d’autant plus que 80 % de la population congolaise est analphabète.

En conclusion, la révision de la constitution est prévue à l’article 218 de la loi fondamentale. Mais, cette opération doit se réaliser en veillant sur l’intérêt général en privilégiant les opérations de développement du pays.

Entreprendre.
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