Lancement de la table ronde sur les infrastructures routières en RD Congo

Il s’est ouvert hier mardi 18 mai la table ronde sur les infrastructures routières en RD Congo à l’hôtel Sultani à la Gombe. Cette table ronde organisée par le ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction vise à définir la politique du secteur à court, moyen et long termes.

Pour le ministre des ITPR, Fridolin Kasweshi,  » les infrastructures routières constituent l’un des piliers importants pour le développement de notre pays et sont inscrites dans le vision du Président de la République, concrétisée par le programme de cinq chantiers de la République « .

Puisque les infrastructures routières sont le moteur de la croissance de l’économie nationale, il importe de faire un choix judicieux des axes qui vont impulser les échanges entre les communautés de notre pays et favoriser la création des richesses a encore dit le ministre Kasweshi des ITPR.

A en croire le ministre Fridolin Kasweshi, au terme de cette table ronde, les participants  » vont dresser l’état des lieux de la réalisation des divers projets, et à en définir les moyens d’action dans une vision d’ensemble.

Toujours dans son allocution de circonstance, le ministre des ITPR a reconnu l’état du réseau routier national qui dans l’ensemble est préoccupant. Pour convaincre les participants tous, spécialistes du secteur routier, le ministre a fait la présentation du réseau routier national, sa répartition en réseau des routes d’intérêt général, en route de réseau prioritaire et en routes provinciales secondaires (RPS).

Faisant une comparaison entre les autres pays du continent, la RDC avec sa superficie et ses 152 400 km de routes a le taux le plus bas du continent.

Au vu de ce qui précède, le ministre Fridolin Kasweshi a dressé à l’intention des participants la politique du gouvernement central et des stratégies d’intervention en matière des routes avant de dresser les objectifs globaux à atteindre à l’horizon 2015.

Pour conclure, le ministre des ITPR a reconnu que le réseau routier national était peu reluisant. Voilà pourquoi il a appelé, de tous ses vœux, des engagements renouvelés pour doter le pays d’un réseau routier digne de notre rang au cœur de l’Afrique.

Des interventions des ministres provinciaux et du secrétaire exécutif du programme sino-congolais

Après l’intervention du ministre des ITPR, initiateur de la table ronde, les ministres provinciaux des ITPR sont passés à la tribune avec un seul refrain : les difficultés rencontrées sur terrain quant à la remise en état du réseau routier national. Si au Bandundu l’on déplore la vétusté des bacs, le peu de moyens pour la réhabilitation des routes et la quasi absence de l’OVD, au Katanga c’est plutôt la carence des cadres pour la manipulation des engins, au Kasaï Oriental ce sont les érosions de Mbuji-Mayi, de Gandajika etc. qu’on déplore.

Mais en définitive, la situation à l’intérieur du pays est plus que préoccupante. D’où la question de savoir que deviendra-t-elle avec 26 provinces aux moyens presque inexistants ?

Fait important à épingler, c’est l’intervention du secrétaire exécutif du programme sino-congolais. Ce dernier a expliqué aux participants, chiffres à l’appui, la genèse du programme sino-congolais, le rôle de l’Exim Bank of China dans les différents projets en exécution à savoir l’hôpital du Cinquantenaire, l’avenue du Tourisme à Ngaliema, la route L’shi-Kasenga et enfin la route Komanda-Beni pour un montant de 350 millions de dollars.

Mis à part ces projets, d’autres projets urgents nécessitent des moyens. Parmi ceux-ci : le boulevard Triomphal, du 30 juin et enfin Sendwe-Lumumba pour 93 millions. A l’en croire, d’autres projets existent. Ils ont été mis en veilleuse en attendant la reprise dans le secteur minier.

En attendant la fin des travaux prévus pour ce mercredi après-midi toujours à l’hôtel Sultani, les participants se sont regroupés en 3 commissions qui ont réfléchi sur la stratégie et mise en œuvre de l’entretien routier, entretient et ouverture des pistes par cantonnage manuel et par la méthode Himo et enfin la dernière commission a réfléchi sur la coordination des actions sur le réseau routier.

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