Le prix du changement

La RDC ouvre depuis peu une nouvelle page de son histoire, en témoigne la valse d’opérateurs économiques nationaux et internationaux ainsi que des partenaires bilatéraux tels que les Etats-Unis, la France et tant d’autres intéressés à bâtir en temps de paix. Mais, ce changement de décor a un prix si le Congo veut asseoir son développement sur des bases solides. Le combat mené actuellement contre la corruption dans les institutions et la gestion drastique des finances publiques entrent donc dans le cadre de ces efforts qu’il convient de déployer.

Cette lutte saluée par la population et les partenaires extérieurs mérite de s’étendre dans tous les secteurs de la vie nationale pour permettre à l’Etat de disposer des moyens de sa politique et de réaliser les chantiers qu’il a initiés. Elle va de pair avec les différentes réformes amorcées dans le secteur des entreprises publiques, des mines avec la
revisitation des contrats miniers, de la justice avec l’opération «Tolérance zéro»…

Mais de l’autre côté, le Gouvernement ne saurait mener à bien son combat si les partenaires extérieurs de la RDC ne quittent pas leurs réserves pour investir des capitaux importants dans la relance de l’économie congolaise. En effet, pour doter la RDC des infrastructures de communication (routes, rails, aéroports…) et de production modernes,
le pays a besoin des milliards de dollars que ses partenaires s’abstiennent jusque-là de lui accorder, multipliant conditionnalités sur conditionnalités.

Pour sa part, le Gouvernement doit savoir ce qu’il veut exactement dans son ambition de reconstruire un sous-continent comme la RDC. Il doit élaborer un planning clair de ses
projets avec des coûts et la possibilité de s’ouvrir aux capitaux extérieurs.
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Thèmes de nos forums :

1. Finances : La RDC et le Fonds monétaire international négocient un nouveau programme économique sur fond de la révision du contrat chinois. Comment innover
pour permettre aux Congolais de profiter de ce programme?

2. Economie : La réforme des entreprises publiques piétine au vu des grèves à l’Onatra et à la Sonas. Est-il possible de libérer les entreprises de la main mise de l’Etat sans
ouvrir leur capital à des privés?

3. Infrastructures : Comment justifiez-vous l’accélération des chantiers routiers à travers la république. Est-ce pour des raisons économiques ou électoralistes?

4. Santé : L’Office congolais de contrôle ne contrôle pas les fabriques artisanales de l’eau. Ne faut-il pas revisiter la loi en la matière pour lui permettre de contrôler les différentes PME spécialisées dans la fabrication de l’eau?

5. Internet et téléphone : Nous payons plus cher que les riches. Le pays est tombé dans le piège des économies d’échelle. La solution se situe à quel niveau?

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