LES EXPERTS PRIVES, PUBLICS ET DES INSTITUTIONS FINANCIERES INTERNATIONALES EN REFLEXION A L’HOTEL VENUS

L’hôtel Venus dans la Commune de la Gombe a abrité, le mercredi 14 avril dernier, un atelier d’un jour autour du thème : « La nécessité et l’opportunité créer un fond de garantie pour les PME ». Cet atelier a réuni les experts représentant les Pouvoirs publics, les catégories socio-professionnelleS du secteur privé Congolais et la communauté des bailleurs des fonds internationaux opérant en RDC .

Organisé à l’initiative de la société pour la Promotion des Investissements au Congo, « Promo Congo » en sigle en partenariat avec le Gouvernement Congolais, cet atelier a été un cadre idoine pour les experts pour cogiter sur les possibilités de doter la République Démocratique du Congo d’une institution d’intermédiation financière entres les banques et les PME.

Prenant la parole pour ouvrir la séance, Maître Victor Créspel MUSAFIRI, Président du Conseil d’Administration de Promo Congo, après la présentation de sa société, a expliqué à l’assistance les motivations de Promo Congo pour cet atelier.

En effet, les Petites et Moyennes Entreprises et /ou Industries (PME et PMI) ont un rôle important à jouer dans la création d’emplois et des richesses et sont ,par ce fait, l’élément clé de la politique de lutte contre la pauvreté parce qu’elles constituent les entités qui traduisent en programme et en actions concrètes les objectifs du gouvernement de création d’emplois et de distribution du revenu national, souligne-t-il.

Mais, trois faits, qui ont trait aux conditions macroéconomiques actuelles, rendent irréalisables les ambitions des PME d’investissement, constate-t-il. Il s’agit notamment : des conditions difficile d’accès au crédit et le taux bancaire, usurier, hors normes et prohibitif qui prévalent au pays ; de l’absence des véritables banques d’investissement et l’existence des banques qui pratiquent la spéculation sur l’argent sous prétexte d’anticipations funestes. Ce qui rend le secteur bancaire invivable pour les gagne-petits et les PME ; et enfin, l’absence d’un fonds de garantie des crédits aux PME.

C’est ainsi que pour trouver des solutions à ces graves problèmes d’accès aux ressources financières indispensables à l’investissement des PME, Promo Congo soutient l’idée de la création d’un « fonds de garantie des investissements ».

Pour terminer, Me MUSAFIRI a révélé aux participants qu’à côté de ce fonds de garantie que nous soumettons aux institutions publiques pour la création, Promo Congo et ses partenaires s’investiraient aussi à la constitution d’un Fonds revolving privé servant d’allocation des crédits aux PME.

Prenant la parole, à son tour, pour ouvrir officiellement l’atelier, le Vice-Premier Ministre, ministre des Postes, Téléphone et Télécommunications, Simon BULUPIY GALATI tout en encourageant et en saluant l’initiative, a invité les investisseurs extérieurs qui prétendaient hier que notre économie n’a pas une grande capacité d’absorption des ressources à se rendre à l’évidence que l’économie congolaise est assoiffée d’avantage des nouveaux capitaux.

Pour soutenir son argumentation, il a fait constater aux uns et autres qu’à travers le pays, des nombreux et vastes chantiers routiers sont entrain de s’ouvrir, des grandes plantations de caféiers, de palmier élaeis, d’hévéa…qui étaient autrefois abandonnées sont en voie de réhabilitation.

Pour ce faire, tous ces projets anciens et nouveaux ont énormément besoin de la mobilisation des ressources importantes que les industriels, planteurs et hommes d’affaires sont obligés de solliciter sous la forme de crédits auprès des banques, soutient-il.

Mais, il constate, cependant, que faute d’un organe ou d’un système de sécurisation des prêts, les banquiers dont le principal métier en matière d’intermédiation financière consiste à collecter l’épargne et à la prêter sous diverses formes des crédits, ont horreur du risque d’insolvabilité que représente leur propre clientèle, plus particulièrement les PME.

C’est ainsi que pour ne pas compromettre l’élan d’investissement qui se manifeste déjà au pays, le Vice Premier Ministre plaide lui aussi pour la création d’une nouvelle structure spécialisée dans la sécurisation des prêts à l’économie, un partenariat à trois qui inclurait : les pouvoirs publics, le secteur privé et les institutions de financement du développement.

Pour terminer, le Vice-Premier ministre a invité les participants à réfléchir sur la forme juridique que devrait avoir cette structure et ses sources de financements et se remet aux spécialistes pour des propositions concrètes.

A la suite de l’intervention de Monsieur Jean-Pierre KABEYA NIONGA, qui a planché sur les modèles économiques (précolonial, colonial et post-colonial), et la définition des termes de référence par AL. KITENGE : les participants, dans un esprit proactif et animés d’un souci de voir ce projet devenir une réalité ont fait des propositions et recommandations au gouvernement de la RDC ; aux associations catégorielles socioprofessionnelles du secteur privé et à la communauté internationale des bailleurs des fonds.

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