Le marché de Matete est depuis un mois en pleine réfection pour sa modernisation.
Les travaux ont commencé au début du mois de mars initiés par l’Hôtel de ville.
Par conséquent, tous les vendeurs qui occupaient l’intérieur du marche sont éparpillés dans les avenues
voisines à travers les quartiers environnants (Mutoto, Kinsaku, Kinzazi, Mpudi).
Actuellement, les vendeurs éprouvent des difficultés énormes pour étaler leurs produits faute d’espaces, les étalages n’existant plus.
Cette nouvelle organisation a désorienté beaucoup de consommateurs qui ne retrouvent plus facilement les marchands
auprès de qui ils s’approvisionnaient régulièrement.
Certains vendeurs ont carrément décidé de rester à la maison en attendant la réouverture du marché, privant ainsila commune des taxes et exposant des familles à la pauvreté. Cette délocalisation favorise les vols et le taux de banditisme dans les quartiers est de plus en plus élevé.
Les bandits communément appelés « Koulouna » circulent aux abords du marché et sèment la panique auprès des
commerçants et des clients qui viennent s’approvisionner.
Cette situation mérite que les autorités de la ville prennent des mesures pour sécuriser les commerçants et
les consommateurs pendant que les travaux de réfection se poursuivent.
La mauvaise gestion du marche de la liberté accélère sa destruction
Le marche de la liberté a perdu son image de marque. D’un marché moderne construit
il y a à peine une dizaine d’années, elle se détruit au jour le jour du fait de sa mauvaise gestion
ou de l’indiscipline des commerçants qui ne respectent pas les normes de salubrité au vu du nombre
toujours croissant des vendeurs et des consommateurs qui affluent vers ce marché.
Certains vendeurs sans tenir compte des règles hygiéniques élémentaires et surtout des étalages
modernes construits à cet effet, préfèrent vendre des feuilles de manioc, des poissons, de la viande
fraiche, …à même le sol. Les produits sont ainsi exposés aux mouches, aux eaux usées, à la poussière… à la base
de plusieurs maladies (typhoïde, diarrhée, ambiases…)
Un tour dans le marché nous a fait constater que les vendeurs et les clients jettent leurs immondices
partout : par terre , dans les caniveaux et sur les étalages à la fin de la journée. De l’autre côté ,
les parkings accueillent de grands camions qui viennent des provinces du Bas6congo et du Bandundu mais qui ne tiennent aucunement compte de la salubrité de ce vaste espace qui leur est réservé. Par ci par là, on voit des sacs déchirés de fufu, des tonneaux vides abandonnés, des bottes de bois, feuilles de manioc,… Tout se fait sans tenir compte des poubelles aménagées par les responsables du marché.
Ce marché souffre également du mauvais état de ses installations hygiéniques. Commerçants et consommateurs préfèrent faire leurs petits besoins sur la chaussée ou à coté des latrines en lieu et place des installations modernes construites à cet effet.
Les responsables du marché de la Liberté sont donc appelés à faire respecter les normes de salubrité et de vente des produits pour préserver l’image de marque de ce grand ouvrage.