Mines : l’Okimo cherche de nouveaux partenaires pour le secteur de Moto

L’Office des mines d’or de Kilo-Moto (Okimo) ratisse large pour se démarquer du statut d’une entreprise qui ne vivrait que de rente de divers partenariats signés avec des tiers, dont le tout dernier est celui l’impliquant à côté de Randgold dans l’entreprise minière Kibali Goldmines.

Cette entreprise publique, qui devait dans les prochains jours, passer sous statut d’une entreprise commerciale s’est fixé l’ambition de reprendre sa place dans le rang des producteurs mondiaux de l’or. Ce qui explique l’intensification dans ses concessions des explorations en vue d’évaluer le potentiel aurifère de ses gisements et ainsi s’ouvrir grandement les portes de producteur d’or.

Intervenant mardi devant la presse nationale réunie au salon rouge de l’Hôtel Venus, l’Administrateur délégué général de l’Okimo, Willy Bafoa Lifeta, a présenté le plan d’action de cette entreprise publique relookée.

C’est un Okimo ambitieux et déterminé à braver divers obstacles tant en terme technique que de management que Willy Bafoa a présenté devant la presse.

Au départ, l’exercice ne consistait qu’à « fixer l’opinion sur tous les contours de la transaction entre l’Okimo et le consortium Randgold Ressources & Anglogold Ashanti relative à la cession de la participation de l’Okimo dans la joint venture Kibali Goldmines », mais il a été aussi une occasion pour Willy Bafoa circonscrire le vent de renouveau qui souffle dans cette entreprise en transformation.

Décidément, pense-t-il, l’Okimo est sorti du gouffre où il se trouvait depuis quelques années. Dans le district de l’Ituri où est établi son siège social, les signes de la reprise sont perceptibles fort des retombées financières enregistrées de la transaction conclue avec Randgold sur 20% des parts lui cédées dans Kibali Goldmines. « Actuellement, l’Okimo dispose des moyens propres pour opérer normalement », a-t-il indiqué. « Nous avons quitté le gouffre et nous ne pensons pas y retourner. Le cap est maintenant fixé vers la relance afin que l’Etat congolais, propriétaire de l’entreprise, se retrouve dans son investissement », a-t-il souligné.

C’est dans ce cadre, pense-t-on, que l’Okimo chercherait de nouveaux partenaires pour intensifier des études d’exploration sur le secteur de Moto. Africa Mining Intelligence qui rapporte l’information est formel sur le fait. Effleurant le sujet mardi dernier, Willy Bafoa a fait savoir que « pour l’Okimo, c’est l’occasion de développer de grands projets miniers qui peuvent avoir un impact réel sur la reconstruction de l’ensemble du pays ».

Entreprendre.
© 2010 Magazine Entreprendre