Nouvelle approche destinée à améliorer la desserte en eau et en électricité

A Kinshasa, le ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo, vient de définir une nouvelle approche destinée à améliorer la desserte en eau et en électricité dans la capitale congolaise.

En effet, ayant réuni les autorités locales – bourgmestres et chefs des quartiers – avec les dirigeants des deux entreprises publiques, Snel et Regideso, il a été débattu de la question des délestages électriques et celle du manque d’eau.
Pour ce faire, les autorités de proximité de la ville de Kinshasa ont reçu mission de signaler systématiquement aux centres, bureaux et aux agents de la Snel et de la Regideso les plus proches, toute perturbation dans la fourniture en électricité et en eau potable, toute réclamation relative à la surfacturation, facturation forfaitaire des consommations, alors que le compteur est en bon état de fonctionnement, manque d’eau et de compteur.
Il s’agit aussi des cas de non-traitement ou de traitement tardif des réclamations par la Snel et la Régideso, de suivre ensemble la réparation des pannes et fuites recensées, commune par commune et quartier par quartier ainsi que sensibiliser les consommateurs à travers une campagne de proximité au paiement, dans le délai, des factures de consommation d’électricité et d’eau potable et au respect des installations et équipements gérés par ces deux compagnies.
Quant aux Administrateurs directeurs généraux de la Regideso et de la Snel, ils ont fait un état de lieux de la desserte en eau potable et en électricité dans la ville de Kinshasa. Ils ont tous reconnus le manque d’eau, les délestages intempestifs mais aussi les cas de vandalisme sur les deux réseaux ainsi que les problèmes de câble dénudés.
Ils sont convaincus que la situation de délestage de courant électrique et de manque d’eau serait en voie de disparaître. Dans son intervention, le ministre de l’Energie a invité les deux parties à signer un acte d’engagement qui devra être respecté aussi bien par les consommateurs que par les fournisseurs des services. La nouvelle approche consiste en un dialogue et une collaboration entre les deux parties.
Dans ce cadre, les bourgmestres et chefs de quartiers ont été mis à contribution, non seulement pour recenser les problèmes en rapport avec la desserte en électricité et en eau potable, mais aussi de les signaler en temps réel et surtout d’en évaluer les résultats à la suite des interventions requises de la Regideso et de la Snel.
Selon le ministre Gilbert Tshiongo, « l’acte d’engagement sera une occasion d’améliorer et systématiser la communication entre les deux parties, d’améliorer le service rendu tant en qualité, de traiter rapidement et avec équité des plaintes et réclamations des clients et aussi d’éliminer les câbles dénudés et des fuites d’eau ».
Mais, dans l’opinion, l’on déplore que cette approche n’aie pas débouché sur l’identification des causes relatives à l’offre déficitaire et la perspective d’une mise en place des solutions durables quand à ce. Il n’est pas évident aussi que les plaintes et réclamations reçues des consommateurs et communiquées à la Snel et Regideso puissent donner lieu à des réponses satisfaisantes, relèvent des observateurs.
Ces derniers sont aussi d’avis que ces deux entreprises connaissent des réelles difficultés en matières financière et technique qui limitent sérieusement leurs capacités d’opérer des investissements nouveaux. L’emploi des personnels techniques non contractuels par les deux fournisseurs de services pour des interventions sur les réseaux a toujours été à l’origine des tensions et autres incompréhensions avec la clientèle. Enfin, des analystes s’élèvent contre une politique dont la portée se limite à la seule province de Kinshasa. Ils exigent au ministre de projeter une approche de portée nationale. Dossier à suivre.

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