« C’est le plus grand projet immobilier en Afrique centrale, et Kinshasa sera une ville phare. Les gens viendront des pays limitrophes et de toute la région de l’Afrique centrale pour venir voir ce qui a été réalisé. Il va donner à Kinshasa sa place de leader en Afrique centrale et non celle de victime qui est la sienne aujourd’hui », déclare Robert Choudury, le directeur gérant du projet.
« C’est le plus grand projet immobilier en Afrique centrale, et Kinshasa sera une ville phare. Les gens viendront des pays limitrophes et de toute la région de l’Afrique centrale pour venir voir ce qui a été réalisé. Il va donner à Kinshasa sa place de leader en Afrique centrale et non celle de victime qui est la sienne aujourd’hui », déclare Robert Choudury, le directeur gérant du projet.
A Kingabwa (commune de Limete), le projet « Cité du fleuve » destiné à l’aménagement d’un espace pour la construction des immeubles à caractère commercial et touristique est entrée dans sa phase de réalisation. S’exprimant dans la presse kinoise, Robert Choudury, directeur gérant de ce projet, affirme que la mise en œuvre de la Cité du fleuve aurait déjà englouti la bagatelle somme de $US 500.000. De l’argent dépensé pour l’exécution des deux premières phases, à savoir, le remblayage du terrain et les travaux d’urbanisation.
Etat des lieux. Par travaux d’urbanisation, il faut entendre la construction des infrastructures qui comprennent la construction d’une route principale qui facilitera l’accès au site, la pose des canalisations destinées à la distribution de l’eau et l’électricité, et la construction des égouts. « Nous sommes responsables des deux premières phases. Le remblayage se trouve à un stade avancé ainsi que les infrastructures. Actuellement, nous construisons la route qui mène à la Cité du fleuve ». Puis, il relève que la 3ème phase, celle qui touche à la construction des immeubles de rapport, dépend des partenaires qui vont se joindre au projet. « La 3ème phase dépend des investisseurs désireux de monter une affaire à Kinshasa. En grande majorité, ce sont des investisseurs et des entrepreneurs qui viendront acheter des terrains aménagés pour ériger des maisons de commerce, des hôtels, restaurants, épiceries, bureaux, appartements, etc. ».
Evolution du chantier. Robert Choudury laisse entendre que le chantier se trouve dans la phase de remblayage de terrain. « Dans les deux mois, nous serons en mesure de construire déjà un centre commercial de 20.000 mètres carrés. Deux supers marchés sud africains ont signé et accepté de s’y établir », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « Les travaux se poursuivent par la construction de 22 immeubles de 3 étages, chacun. Ils seront livrés à la fin de l’année en cours, sinon en début de l’année prochaine ». A l’en croire, l’entreprise Vinci arrive d’ici au 30 août prochain avec des dragues géantes qui seront capables de remblayer 4 hectares par mois. « Toutes les grandes entreprises de l’Afrique centrale travaillent déjà avec nous dans ce projet », a-t-il commenté.
Expropriation des riverains. Au moment où s’effectue la mise en œuvre dudit projet, le processus d’expropriation des anciens occupants du site est plus qu’un os au travers de la gorge. Plus d’un riverain sont mécontents du montant des indemnités leur allouées. Mais le directeur gérant du projet ne partage pas cette perception. A son analyse, « l’expropriation des riverains se déroule bien. Sauf que les gens tiennent à monter les enchères en exigeant un peu trop qu’il n’en faut. Il y a en a qui demande 250.000 à 300.000 dollars US. Nous payons ce qui est convenu après avoir évalué l’investissement ». L’opération ne vise pas à faire d’eux des gens riches, mais du moins ils peuvent recommencer à bien vivre, estime-t-il. « Je comprends, c’est difficile pour eux de céder et de quitter leurs habitations, tout comme c’est difficile pour moi de casser leurs maisons. Ils perdent leurs maisons, et moi je perds de l’argent », a-t-il conclu.