Le Vice-premier ministre aux Postes, Téléphones et Télécommunications, Simon Bulupiy Galati, a lancé un vibrant appel aux opérateurs du secteur des télécoms réunis du 03 au 04 mars 2010 dans la salle Bonobo de l’Hôtel Vénus pour un respect ferme de la réglementation. Cela en marge de l’atelier sur la qualité de service et la protection des consommateurs » organisé par l’ARPTC. Il en a ainsi appelé à l’apaisement de tous les opérateurs du secteur pour démarrer une nouvelle étape maintenant que les télécoms occupent une place de choix avec une vice-primature au sein du Gouvernement.
En effet, plusieurs problèmes sont soulevés par les consommateurs des télécoms, notamment la facturation, l’interconnexion, le retard dans les réparations, le coût élevé des communications, l’absence d’organisation de défense des droits des consommateurs… Tous ces problèmes appellent l’autorité de régulation à assainir le secteur de manière à garantir la qualité des services et à protéger les intérêts des consommateurs.
En effet, l’ARPTC en tant que représentant des pouvoirs publics chargé de veiller sur la baisse des prix et l’amélioration de la qualité des services, devrait non seulement mettre en place des normes mais surtout veiller à ce que tous les citoyens bénéficient des mêmes privilèges en matière de prix, de communication, d’accessibilité… Cette responsabilité entre dans le cadre de sa mission de régulation sociale par la prise en compte des intérêts des consommateurs. C’est à ce titre qu’elle protège sur le marché des postes et des télécommunications, les intérêts des consommateurs et des opérateurs en veillant à l’existence et à la promotion d’une concurrence effective et loyale.
Dans son mot d’introduction, le président de l’Autorité de régulation de la Poste et télécommunications du Congo a émis le vœu devoir cette session aboutir à la mise sur pied d’un indicateur de qualité qui répondra aux attentes des consommateurs.
Ouvrant le bal des exposés, M. Romain Ciza de l’ARPTC a planché sur la qualité de service et la protection des consommateurs. : « vue par l’UIT » et « vue par le régulateur ». Il a été suivi par M. Yves Bertrand Ndjayk (Head of RNE)/Tigo sur la définition des KPIS mesurables pour améliorer la mesure de performance et la qualité du réseau.
Pour sa part, M. Hugues Bisuta de Zain a planché sur la gestion de la QoS dans le réseau Zain. Il a révélé que son entreprise dispose d’un indice de performance qui permet de veiller sur la qualité des services. Il a mis l’accent sur la stratégie de Zain pour optimiser le réseau mais il a insisté sur le fait que pour garantir la qualité, l’Etat doit fournir les mêmes standards (eau, électricité…) qui peuvent assurer les mêmes droits à tous les citoyens.
Revenant sur le rôle de l’ARPTC, M. Lepage Bushabu a mis en exergue le cadre légal (Constitution, loi cadre…) qui protège les intérêts des consommateurs. Il a néanmoins déploré le peu d’importance que ces textes accordent à la protection des consommateurs dont la vie privée et la qualité des services devraient être protégées. Malheureusement, aucune mesure d’exécution, a-t-il relevé, n’est venue organiser la protection des consommateurs.
Pour leur part, les consommateurs ont haussé leur voix pour réclamer un code de bonne conduite dans le secteur des télécoms. De même, l’Etat doit prendre ses responsabilités dès l’installation des entreprises des télécoms pour leur fixer des normes à respecter pour garantir les intérêts des consommateurs.
Les services dans le secteur pourront être améliorés avec l’installation de la fibre optique qui offre d’immenses possibilités aux opérateurs des télécoms (téléphone, internet, mobile banking…).
