Le Ministère de l’Economie vient de prendre une mesure revoyant à la baisse les prix des produits de première nécessité, résultat d’un protocole d’accord signé entre le Secrétaire général à l’Economie et la Fédération des entreprises congolaises. Cette matière a fait l’objet de la conférence hebdomadaire de Synergy-Group animée par M. Alexis Kabongo, directeur de département Technologie.
Le Ministère de l’Economie vient de prendre une mesure revoyant à la baisse les prix des produits de première nécessité, résultat d’un protocole d’accord signé entre le Secrétaire général à l’Economie et la Fédération des entreprises congolaises. Cette matière a fait l’objet de la conférence hebdomadaire de Synergy-Group animée par M. Alexis Kabongo, directeur de département Technologie.
Le marché congolais est doté actuellement d’une nouvelle grille des prix des produits de première nécessité, consommés régulièrement par les ménages congolais. Il s’agit notamment du chinchard communément appelé « mpiodi », du poulet et du riz. A cela s’ajoutent d’autres produits tels que le sucre, le lait en poudre et le sel iodé. Pour les initiateurs de cette grille, le carton du chinchard est passé de 60 à 57 dollars américains tandis que celui du poulet va actuellement couter 45000 Frans congolais au lieu de 48000.
Cette mesure a été prise par le ministère de l’Economie après une réunion que Mr Bulambo Kilosho a organisée avec les opérateurs économiques. Selon Mr Roger Yenga, participant à la conférence hebdomadaire de Synergy-Group, l’administration du Ministère a constaté après une étude de deux mois que les opérateurs économiques surfacturaient le coût de transport. Ce qui les amenaient à augmenter les prix de divers produits. Notons que la tarification par train représente 65 dollars américain la tonne, bien en-dessous des tarifs des transporteurs privés qui taxent à plus de 100 dollars la tonne.
Les causes profondes de la hausse des prix
Les diverses tracasseries douanières et la pénurie en moyens de transport sont en partie les facteurs qui poussent bon nombre de commerçants à fixer des prix forfaitaires pour essayer de couvrir le manque à gagner enregistré. La plupart de ces produits tels que le poulet, le chinchard le lait en poudre sont importés. Il y a lieu de signaler que les agents des services de douane et de l’Office congolais de contrôle font payer aux commerçants des taxes exorbitantes et autres redevances en dehors bien entendu du coût de transport qu’ils sont sensés payer. Cela s’applique même aux petits commerces, a-t-on appris. D’après le témoignage d’un commerçant, certains dépensent plus d’argent à payer la taxe par rapport au prix d’achat des produits qui seront mis en vente.
L’inefficacité de la mesure
Généralement à Kinshasa, lorsqu’on s’approche des fêtes, que ça soit celles de fin d’année ou autres festivités nationales, les prix de ces denrées ont tendance à baisser compte tenu de la circonstance. Se référant à ce paramètre, un danger permanent guette nos ménages par le simple fait que si cette mesure de rabais n’est applicable que pendant la période des fêtes de l’indépendance, les consommateurs vont assister à une autre scène de hausse des prix de la part des vendeurs après les différentes festivités.
Une autre crainte est la rétention du stock par les commerçants. L’offre va diminuer et la demande va rester la même, dans ce cas, le prix risque de ne pas bouger. Ce sont là des facteurs qui prouvent l’inefficacité de la mesure prise par les dirigeants de l’économie du pays.
Aussi que cette mesure ne rencontre pas l’attente de plusieurs ménages congolais suite au faible pouvoir d’achat subissant le contre coût du dollar américain et ne permettant pas à un congolais moyen de s’offrir trois repas par jour. Ceux qui vivent avec un revenu de moins d’un dollar américain par jour ne parviendront pas à bénéficier de ce rabais. Elle n’aura pas non plus d’incidence faces aux fonctionnaires de l’Etat qui doutent déjà de son efficacité.
Les pistes de solution
Selon Mr Alexis Kabongo, l’idéal serait de relancer l’activité économique qui va créer l’emploi. Cela va générer un revenu en vue d’avoir un pouvoir d’achat. Aussi l’Etat doit jouer son rôle de régulateur en surveillant les prix réels d’achat des produits commercialisés à Kinshasa. L’Etat doit aussi encourager les productions locales étant donner que plusieurs produits de consommation courante sont importés. Ici, l’état des voies de communication représente quelque chose dans le processus d’acheminement des produits de diverses provinces vers la ville. Les autres produits des provinces tels que le riz, les poissons, les légumes et fruits n’arrivent pas à être acheminés à Kinshasa à cause de l’état de délabrement des routes et des moyens de transport. Espérons que le projet de réfection des routes va faciliter l’acheminement des produits vers la ville.
