Destinée à ramener les opérateurs économiques à respecter les normes légales en matière d’affichage mural, l’opération de destruction des messages publicitaires peints sur les murs de Kinshasa s’est terminée au détriment de l’image de la capitale et de l’autorité de son gouverneur André Kimbuta Yango. Près d’un an après le lancement de cette opération, les entreprises, au lieu de s’acquitter de leurs obligations, ont choisi de faire fi des menaces de l’autorité urbaine et ont tout simplement abandonné les façades de leurs entreprises salies avec des croix noires pour barrer les messages publicitaires… Oeuvre de l’autorité.
La scène est la même sur les grandes artères comme Poids Lourds, Kabasele Tshamala, Kalemie…Les croix noires de l’Hôtel de ville sont restées marquées sur les murs abîmant ainsi l’aspect des sites entiers. Certes, l’autorité urbaine avait des bonnes raisons d’initier cette opération pour permettre aux entreprises de s’acquitter de leurs droits, mais dans l’application, il est survenu une cacophonie entre la ville et le ministère de la Culture et des Arts sur le pouvoir d’agir dans cette matière qui a paralysé la démarche.
Faute de collaborer avec les entreprises, le gouverneur a utilisé la manière forte qui s’est révélée peu fructueuse et inefficace. Les observateurs avertis n’ont pas hésité à ranger cette campagne musclée dans le compte des opérations inachevées. C’est un péché, disent les croyants, de commencer une œuvre qu’on ne sait pas achever.
Un ancien ministre des Transports et Voies de communication n’avait pas mieux fait en édictant un arrêté ministériel interdisant les voitures à volant à droite. Il avait oublié qu’à l’Est de la RDC, par exemple, la majorité des véhicules importés à partir de l’Asie ont un volant à droite.
Et comme on pouvait s’attendre, depuis son arrêté rien n’a été fait. Même ses successeurs n’ont pas tenté de corriger cette erreur. Il faut prendre des décisions complètes.
Dans la ville de Kinshasa, le gouverneur ne peut que réaliser les effets négatifs de son opération qui a davantage terni l’image de la ville de Kinshasa.
Eh bien! Tout le monde peut se tromper. Le gouverneur de la ville s’est trompé de méthode. Ses conseillers qui l’y ont poussé ont le devoir de lui concocter des mesures et mécanismes pour atteindre les objectifs que la ville s’était fixés (Esthétique et recettes).
Personne ne peut croire que la ville de Kinshasa a, un jour, imaginé qu’elle voudrait ressembler à ce que l’on voit ci-haut.
LE MARIAGE EST ENCORE POSSIBLE
La loi de la force devra céder la place à la force de la loi. On appelle cela le nouveau management public… le peuple a des devoirs mais aussi des droits.
Courage André!
