Transport en commun :Le recouvrement de l’assurance à l’origine des perturbations

Le transport en commun est devenu un casse-tête dans la capitale depuis quelques jours. Les conducteurs des bus et taxis bus non en ordre du payement des assurances préfèrent soit garer leurs véhicules soit les mettre sur les voies publiques aux heures où les policiers et agents de la Sonas sont absents des artères de la ville. D’autres roulent dans des tronçons jugés « sûrs » et font le demi-terrain au lieu de respecter les trajets définis par l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Ce qui rend la tâche difficile aux populations surtout pour atteindre le centre-ville. De Lemba à la Gombe, on peut prendre 4 transports (Lemba-Limete, Limete-Victoire, Victoire-Rond-point Huileries et Rond Point Huileries-Centre-ville).

Si au départ, les perturbations étaient provoquées par les grands travaux d’infrastructures déployés à travers les avenues de la capitale, ces derniers jours, ce sont plus les brigades des assurances qui donnent matière à réflexion aux conducteurs obligés pour certains de sortir avant 6 heures du matin pour ne quitter la ville qu’au-delà de 18 heures.

Plusieurs fois repoussée, cette campagne des assurances a permis en 2008 à la Sonas de multiplier par 8 ses recettes, soit de 8 millions à 68 millions USD en 2008. Ce qui demeure insuffisant mais constitue un pas à ne pas négliger en cette période où le pari est de doubler les recettes publiques internes.
Pour les analystes, en effet, le salut des assurances viendra de la libéralisation qui permettra à chaque usager de choisir librement son assureur en fonction des avantages qu’il lui présente. Le nouveau ministre des Finances inaugurera-t-il cette ère de libéralisation que tous attendent ou se contentera-t-il de renforcer le monopole de la Sonas au moment où la Fanaf s’est prononcée clairement pour la libéralisation.

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