Spacieux et peints en jaune, ses autobus d’occasion de marque américaine (plus ou moins 50 places assises) ont la particularité de desservir des lignes long courrier au tarif de FC 700 la course
Trans Excellence (TransEx), c’est la dénomination commerciale d’une nouvelle société privée de transport en commun qui opère à Kinshasa, capitale de la RD Congo.
Dotée d’une vingtaine de bus de marque américaine, elle a débuté ses activités vers le début du mois de mai 2010. Œuvre d’un investisseur libanais, elle offre ses services à FC 700 la course contre un tarif de FC 350 pratiqué par des privés congolais utilisant les mêmes marques de véhicule, à savoir International, Chevrolet et Ford.
De nombreux usagers de transport en commun laissent entendre que ces bus d’occasion de couleur jaune ont précédemment servi au transport des élèves et écoliers aux Etats-Unis d’Amérique, étant donné qu’ils portent l’inscription « School Bus ».
Dans une ville où la crise structurelle des moyens de transport a fini par susciter des comportements incontrôlés et agressifs de la part des passagers, le promoteur de Trans Excellence tient, lui, au respect strict des normes. Ainsi par exemple la capacité d’accueil est limitée au nombre des places assises. Seul le contrôleur embarqué reste debout.
A chaque voyage, le nombre autorisé des passagers non payants se limite à deux, et l’acquisition du petit ticket de voyage s’effectue au pied du bus à l’entrée. Pas de bousculade à l’entrée puisque tout le monde s’aligne dignement. Actuellement, un petit nombre de lignes expérimentales est en service. I
l s’agit particulièrement des lignes de forte demande et décrivant un long parcours : Gare centrale-Mikondo, Fonction publique-Ste Thérèse Ndjili, Gare centrale- UPN, ou Gare centrale – Intendance Unikin.
Dans l’opinion, l’on note que ce nouvel opérateur a adopté un mode de fonctionnement proche de celui de CityTrain, un opérateur public en grande difficulté mais dont les bus continuent à rouler.
Les leçons tirées de la récente expérience de gestion de la Société des transports urbains du Congo (Stuc) et celle de Retranskin (Hôtel de ville de Kinshasa) servent peut-être à quelque chose.
Entreprise d’économie mixte ayant bénéficié d’un mode de gestion de type privé, la Stuc est tombée en faillite pour plusieurs raisons : tarif de transport social (au lieu d’un tarif commercial couvrant ses charges d’exploitation), mauvais état de la voirie urbaine vandalisme de la jeunesse , d’importantes créances non recouvrées auprès de l’Etat congolais pour le transport de son personnel civil et militaire, gros problèmes de maintenance et d’entretien, manque de pièces de rechange et surtout mauvaise gestion de la part de ses dirigeants.
A la Stuc comme à la Retranskin, les dirigeants de ces deux opérateurs sont soupçonnés d’avoir procédé à des affectations inappropriées des ressources financières.
