Sur recommandation des partenaires au développement dont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, Kinshasa vient de mettre en place des nouvelles dispositions en ce qui concerne spécialement la gestion de la dette publique congolaise.
En effet, dans le cadre des réformes structurelles en cours qui touchent au secteur des finances publiques, le gouvernement a mis en place la Direction de gestion de la dette publique (DGDP) qui reprend toutes les prérogatives dévolues jadis à la l’Office de gestion de la dette publique (l’ex Ogedep).
Organisme technique du gouvernement en la matière, la Dgdp sera consultée et donner son avis sur les nouveaux engagements financiers à conclure par la RD Congo, aussi bien au plan interne qu’externe.
Objectif affiché : éviter que la RD Congo ne rentre dans une nouvelle spirale de surendettement. Sur le plan politique, tout engagement pour une nouvelle dette devra requérir l’accord du ministre des Finances, seul responsable gouvernemental habilité à engager l’Etat congolais en matière de dette.
L’avantage théorique mis en avant est de supprimer les différents centres de décisions en matière d’engagements, et d’ordonnancement pour le paiement de la dette. De manière pratique, la Dgdp va désormais servir d’interface entre les prêteurs extérieurs et le gouvernement congolais ainsi que les bénéficiaires d’emprunts.
Liant l’acte à la parole, le ministre des Finances, Matata Ponyo, vient de s’envoler pour la Chine. Selon une source bien informée, il mettra à profit son séjour de travail pour reprendre le dossier relatif les fameux contrats chinois et effectuer les derniers réglages avec les autorités chinoises avant sa mise en application effective.
La même source rapporte qu’une série d’autres accords de financement seront conclus dans le cadre du partenariat sino-congolais. Dans ce cadre, Xinuha (l’agence de presse chinoise), indique que le ministre Matata Ponyo va finaliser avec la partie chinoise les accords pour la construction du barrage hydroélectrique de Zongo II (province du Bas- Congo).
Un protocole d’accord pour la construction de ce barrage avait été signé à Kinshasa en avril 2009 entre le gouvernement congolais, représenté par Laurent Muzangisa, ministre de l’Energie, et Wang Anquan, directeur général de la société chinoise Sinohydro en RD Congo, Il avait été convenu que les travaux seront financés par le gouvernement chinois à hauteur de 350 millions de dollars américains.
Avec une capacité de 150 mégawatts (Mw), Zongo II va renforcer sur ce site le premier barrage Zongo I construit par la Belgique et opérationnel depuis l’époque coloniale. Avec une capacité de 75 mégawatts mais dont la consommation utilisée n’est que de 30 Mw. Zongo I était destiné à alimenter en énergie électrique Kinshasa, une ville peuplée à l’époque d’environ 400.000 habitants. Actuellement, la population de la capitale avoisine les 8 millions d’habitants.
Dans ce contexte, la Société nationale d’électricité (SNEL) éprouve de nombreuses difficultés technique à satisfaire la demande en électricité. Des quartiers entiers vivent encore dans l’obscurité, en dépit de la construction et de la mise en service, depuis 1970, du grand barrage d’Inga I et II.