Depuis quelques jours, on observe une hausse inexpliquée des prix des produits de première nécessité alors qu’il y a moins de deux mois le ministre de l’Economie, M. Bulambo, avait donné le ton en édictant une série de mesures destinées à bloquer les prix de quelques produits de première nécessité.
A ce jour, la boite de lait en poudre de 900 gr qui coûtait 8500 FC au mois de juin est passée à 9950 FC voire 1000 FC à certains endroits. Il en est de même du sachet de sucre de 5 Kg qui coûtait 4500 FC qui revient désormais à 5500 FC après une période de rareté sur le marché.
Cette hausse est enregistrée au moment où la monnaie nationale reste stable et les voies de communications commencent à être réhabilitées facilitant ainsi l’évacuation des produits d’un coin à l’autre du pays. L’augmentation des prix vient aggraver la crise sociale après la grève des fonctionnaires. Elle est également la démonstration de l’échec de la politique de gestion des prix initiée par le Gouvernement, par l’entremise de son ministère de l’Economie.
On ne le dira pas assez, on ne peut efficacement gérer les prix dans un pays où la production intérieure n’est pas soutenue pendant que la population reste dépendante des biens d’importation (Cure-dents, stylo, meubles). L’idéale serait de redynamiser la production intérieure grâce à une politique de promotion des petites et moyennes entreprises ainsi que l’amélioration du climat des affaires.