Colloque sur l’amélioration du climat des affaires en RDC:La création du cadre permanent de concertation public privé soutenu

La gouvernance démocratique et climat des affaires en RD Congo a fait l’objet d’un colloque international tenu du 09 au 10 septembre derniers à l’Hôtel Memling.

Pendant deux jours, la classe politique et économique a réflechi sur les avancées et ce qui reste à faire pour l’amélioration du climat des affaires dans le pays. Les intervenants à cette grand messe ont indiqué que dans certains domaines, des avancées significatives se font sentir. Le secteur des banques, par exemple, montre les indicateurs allant dans le sens de l’amélioration du climat des affaires.

Notons qu’avec la ratification au traité de l’Ohada et la mise en place du comité de pilotage pour l’amélioration du climat des affaires en RDC, les autorités du pays estiment que ce climat sera assaini et deviendra attrayant pour les investisseurs des différents domaines.

C’est dans ce cadre que le ministre de la Justice, Luzolo Bambi a annoncé la mise en oeuvre dès janvier 2011 de la loi « Ohada » qui permettra d’améliorer la position de la RDC au classement « Doing business » publié chaque année dans le rapport de la Banque mondiale.

Du côté des participants, beaucoup reste encore à faire pour améliorer ce climat des affaires qui demeure moins attrayant pour les investisseurs dans différents domaines, un avis partagé par le reste de l’opinion publique. Aussi, le sincère partenariat entre les secteurs public et privé a été vivement souhaité. Ici, il a été recommandé la création d’un cadre de concertation permanent pour rendre solide ce partenariat.
Professeur Biyoya, analyste économique:  » C’est une bonne initiative de nous réunir pour que l’on discute sur la relation qu’actuellement, on peut faire entre les élections et l’amélioration du climat des affaires. Concrètement, nous avions souhaité, comme la plupart de participants entendre de la part du Gouvernement les propositions concrètes. Quelques options ont été prises pour un entreprenariat national congolais. Nous aurions voulu comprendre dans toute cette histoire que les options de l’Ohada soient d’abord en faveur de l’opérateur économique congolais que l’on veut associer à l’opérateur extérieur. Mais ici, l’impression qui se dégage est qu’ on vote dans le pays des lois pour, en fait, rendre la vie facile aux opérateurs extérieurs, on ne sait pas ce qu’on nous dit de ce que moi j’appelle le patriotisme économique qui paraît absent dans tout ce qu’on nous a présenté ».
Mme Liliane Okende, présidente du Réseau des femmes d’affaires: » Mes impressions sont bonnes. Je crois que l’Université Dauphines, le Pnud et les autres partenaires nous ont offert un podium qui a permis à ce que le public et le privé puissent parler. Dans nos rapports dans le climat des affaires en Rdc, il y a des points de divergence qui persistent encore mais certains points de convergence essayent de pointer à l’horizon. Ma proposition est que le Gouvernant puisse mieux faire en tenant parole c’est-à-dire, respecter les recommandations, qu’il y ait réellement un cadre de dialogue public privé parce que jusqu’aujourd’hui chacun travaille avec méfiance de l’autre. Pour que nous puissions demain parler du meilleur climat des affaires, nous devons asseoir un dialogue dans le cadre du partenariat public-privé ».
Mr Christian Amani, humanitaire: » Je trouve que c’est une très bonne initiative allant dans le sens du développement du partenariat public privé et je pense qu’on pourra s’attendre à quelque chose de positif » Rachel Boketa, coordonatrice de programme Unifem: »Je dois avouer que c’est une réussite parce que le colloque a su en deux jours, qui est un délais court, organiser quatre tables rondes d’une si grande portée et mobiliser autant de personnel. Le débat a été riche et m’a personnellement permis d’inscrir l’agenda du genre. Nous nous rendons compte que généralement le travail des femmes n’est pas quantifié. Quand on parle des indicateurs macro économiques,on souestime la part apportée par le travail des femmes. Je souhaite à ce que ce forum ne pèche pas comme les précédants. C’est a dire le rapport ne devra pas rester dans le tiroir mais devra être publier et à l’issu de cette publication qu’on organise des reunions pour la mise en application des différentes conclusions et recommandations ».
Professeur Isidore Ndaywel: » je pense que le colloque pour nous au commissariat général du cinquantenaire est le début d’une sérei de colloque programmé au cours de ce 4ème semestre de l’année jubilaire, pour pouvoir refléchir sur des questions de fond et nous sommes très heureux que dans cette saison que nous ayons démaré par cette thématique original. La gouvernance démocratique née en fonction du climat des affaires parce qu’il ne suffit pas de faire de la démocratie pour la démocratie et la considéré simplement pour une question de cosmétique internationale. Mais il faut que cette démocratie soit utile au niveau de notre comportement, de notre organisation, au niveau de la gestion des affaires. Cette thématique permet de brancher directement sur la problèmatique de la bonne gestion.

Je crois que les propositions concrètes sont cette énoncées dans la conclusion. Au temps que nous sommes nous devons faire des efforts qui doivent s’appuiyer sur des élements basiques.Il faut tout de même que nous ayont des administrations concrètes, des statistiques correctes. Ce sont autant d’éléments qui constituent des instruments indispensablesde la bonne gestion ».

Yollande Lumwene

Entreprendre.
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