Standard Bank Joy of Jazz Standard De milliers de touristes ont dansé au rythme du festival de Johannesbourg

Johannesbourg, capitale d’Afrique du Sud, a vibré trois jours durant, du 26 au 28 août 2010, au rythme de Standard Bank Joy of Jazz organisé à Fitzgerald Square en plein centre culturel de Newtown. Près de 20.000 participants ont rehaussé de leur présence cette manifestation pour admirer les talents des artistes tels que Oumou Sangare, Wanda Baloyi, Pontcho Sanchez, Auriols Hays de Gauteng Jazz Orchestra, Brain Temba, Rahsaan Patterson, Melanie Scholtz, Nhlanhla Nciza… Tous des virtuoses de l’Afrique du Sud et d’autres pays qui ont attiré de milliers de touristes et amoureux du jazz dans les six sites prévus pour les concerts.

Ce Festival s’est tenu en ligne droite de la politique de promotion du tourisme sud-africain après l’épopée de la Coupe du Monde de football dont l’apothéose a été la finale déroulée en juillet dernier à Soccer City. Depuis, le gouvernement s’est investi à travers une politique active pour continuer à exploiter les différentes infrastructures routières et hôtelières construites en marge de cette compétition.

Le directeur général du Festival, Peter Tladi, s’est dit satisfait de l’évolution qu’a connu ce festival inauguré en 1996 et qui, au fil des ans, n’a cessé de drainer des touristes et des mélomanes sud-africains au Fitzgerald Square, contribuant ainsi à l’économie du pays. « C’est toujours un grand défi car nous avons une grande demande. Nous apprécions beaucoup cette demande parce qu’elle pousse à chercher le meilleur pour vous », s’est-il exprimé

C’est dans une ambiance électrique que le Festival a démarré. Dans le public, on pouvait noter la présence de nombreux touristes en vacances en Afrique du Sud et surtout des cadres et chefs d’entreprises sans oublier les jeunes venus découvrir les merveilles du jazz.

Le tourisme, a confié le Directeur régional Afrique, M. Phumi Dhlomo, contribue à 8% au budget national. Cette part est entrain de croître au fil des ans. Pour lui, l’objectif de différentes activités organisées est de savoir gérer l’après Coupe du monde de football. De la sorte l’Afrique du Sud va continuer à soutenir le progrès réalisé et créer des marchés. C’est dans ce sens que dernièrement une rencontre internationale a opposé les Bafana Bafana aux Blacks Stars du Ghana à Soccer City devant des milliers de supporters.

Ce Festival est devenu un créneau de développement : créateur d’emplois, instrument de réduction de la pauvreté et du chômage mais surtout un lieu par excellence d’émulation et d’émergence des artistes. L’implication des provinces à l’image de Gauteng, des Ministères du Tourisme, de la Culture et des Arts et des sociétés comme Amsteel Lager… a donné une autre ampleur à cet événement.

Dans le cadre de la promotion du tourisme, l’Afrique du Sud, a déclaré M. Phumi, est disposé à collaborer avec les pays africains en mettant à leur disposition l’expérience sud-africaine. Pour lui, la République démocratique du Congo reste un marché important pour le tourisme.

Les touristes présents au festival ont eu également l’occasion de visiter le Gautrain qui relie Sandton à l’aéroport Oliver Tambo en 15 minutes au lieu de 30 en véhicule. Il en est de même de Soccer City stadium qui flambe et accueille régulièrement des manifestations sans oublier Mandela Square ni les riches magasins et restaurants de Sandton et de East Gate.

Dans cette ville en pleine transformation, Sandton City demeure le cœur du monde des affaires avec ses nombreuses banques, hôtels de luxe, salles de conférence et magasins de luxe.

De notre envoyé spécial à Johannesbourg

Victoire EYOBI

Entreprendre.
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