Transformation du bois:Une innovation durable, abordable

Une scierie spécialisée dotée d’une tête de coupe conçue pour les bois tropicaux parfois difficiles et intégrant une technique durable à « trait de scie fin » pourrait améliorer la transformation du bois dans les deux Congo.

Un prototype de la tête de coupe a été testé par des producteurs de scieries à ruban Wood-Mizer depuis presque un an. Il est maintenant passé en production et devrait être disponible d’ici la fin de l’année.

Le « trait de scie » est le terme utilisé pour désigner l’épaisseur de la coupe ou du produit éliminé par une scie. S’il est trop large, vous obtenez plus de sciure et moins de planches ou d’équarris sciés. S’il est très étroit, vous obtenez moins de sciure et jusqu’à une planche supplémentaire à partir de chaque bille. Donc en principe, il faudra abattre moins d’arbres pour les transformer en planches commercialisables. D’où, l’attrait lié à la « durabilité ».

Un trait de scie plus petit nécessite également moins de puissance et réduit considérablement la consommation de carburant. Dans les deux Congo et les régions voisines, l’approche du trait de scie fin a été largement utilisée par des sociétés qui produisent du bois à l’échelle industrielle (ou semi-industrielle).

Même si les scieries actuelles peuvent scier des bois très durs comme le Wenge et même le Bubinga, très délicat à couper, la nouvelle scierie est plus robuste et flexible avec sa puissante tête entraînée par un moteur de 22 kW.

De construction simple, la nouvelle scierie peut manipuler des billes plus grosses allant jusqu’à 1,5 mètre de diamètre en les fendant et en sciant les deux moitiés. Connue sous le nom de WM1000, sa « gorge » a en fait une capacité de 1,7 mètre de diamètre. Les lames à ruban en stellite sont plus profondes que les normales mais néanmoins suffisamment étroites pour offrir les avantages durables du trait de scie fin. Erik Demmer, responsable de Wood-Mizer Afrique basé à Accra, apporte la précision suivante :

« Le prix de la nouvelle scierie est compétitif comparé au coût d’autres scieries en exploitation au Congo et pourtant elle peut convertir les petites entreprises de transformation du bois en exploitations de taille moyenne voire industrielle. »

« Elle est également simple et durable en termes de construction et de fonctionnement », ajoute-t-il.

Entreprendre.
© 2010 Magazine Entreprendre