D’un exercice budgétaire à un autre, la RD Congo
accroît ses possibilités financières pour la mise en œuvre des plans et
programmes de développement économique et social.
De 6 milliards de dollars américains dans le cadre
de l’exercice 2010, le budget général de l’Etat est passé à presque 7 milliards
de dollars pour 2011. Ce chiffre a été rendu public le lundi 18 octobre 2010
par le premier ministre Adolphe Muzito lors de son intervention à l’Assemblée.
Equilibrées en recettes et en dépenses à concurrence de FC 6.444 milliards (soit $US 6,7 milliards), ces prévisions ont connu un accroissement de l’ordre de 14,9% par rapport au budget de l’exercice précédent.
En effet, en 2010 le budget de l’Etat congolais s’élevait (en recettes et en dépenses) à FC 5.607 milliards, équivalent à $US 5,9 milliards. A en croire l’ACP, les recettes internes (pouvoir central) sont évaluées à 3.095.257.762.908 FC réparties contre 2.705.394.050.016 FC pour le budget 2010 soit un taux d’accroissement de 14,4% tandis que les recettes extérieures, elles, sont de l’ordre de 2.958.718.112.721 FC contre 2.594.997.595.396 FC, soit un accroissement de 14,0%.
Quant aux recettes propres des provinces, elles sont évaluées à 390.314.477.976 FC contre 307.125.969.363 FC pour l’exercice 2010, soit un taux d’accroissement de 27,1% note l’ACP. D’après le chef du Gouvernement congolais, les principaux postes de dépenses publiques prennent en compte « le processus électoral, l’économie avec la poursuite des travaux d’infrastructure et de la mécanisation agricole ainsi que le financement des réformes, le social avec la majoration des salaires et la mécanisation, notamment des médecins et des magistrats, l’éducation par la matérialisation de la gratuité de l’enseignement et la santé avec la construction et l’équipement des hôpitaux », relève notre source.
En
matières de recettes, « le
gouvernement entend appliquer, en matière de recettes, le train de mesures
d’accompagnement en cours d’exécution. C’est-à-dire qu’il compte poursuivre la
discipline budgétaire qui a caractérisé sa gestion au cours de l’année 2010,
laquelle a permis à la RDC d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative
PPTE », souligne l’agence de presse publique.
Aux
députés, Adolphe Muzito a laissé entendre que le gouvernement avait trois
missions à remplir : renforcer l’autorité de l’Etat, bâtir l’économie avec
les équilibres macroéconomiques et améliorer les conditions de vie de la
population, rapporte l’ACP.
Yenga Ndula
Entreprendre.