A la suite d’une série d’actes de provocations politiques initiés par certains
membres du gouvernement congolais contre le Royaume de Belgique, c’est de
Bruxelles que Charles Michel, ministre belge de la Coopération au
développement, a annoncé la nouvelle du maintien en l’état de la dette
extérieure de la RD Congo.
En
effet, le mercredi 20 octobre 2010, le gouvernement belge par l’entremise de
son ministre de la Coopération, a laissé entendre qu’à la demande des pays
membres du Club de Paris, la dette extérieure de la RD Congo ($US 12 milliards)
ne sera pas annulée courant 2010, nonobstant l’atteinte en juillet 2010 par la
RD Congo du fameux « Point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très
endettés ».
A
en croire François Misser, correspondant en Belgique de la BBC-Afrique - une
radio internationale financée par des fonds publics du Royaume-Uni – Kinshasa a
été recalé en raison du mauvais climat des affaires que font régner les
autorités congolaises. A ce sujet, le ministre belge Charles Michel a relevé le
désordre qui a élu domicile dans le secteur minier congolais où des contrats
avec des partenaires occidentaux sont régulièrement remis en cause au profit
des partenariats offerts par des pays de l’Asie. Pour l’homme d’Etat belge, les
pays membres du Club de Paris reprochent en particulier à la RD Congo d’avoir
mis en difficulté l’opérateur minier canadien First Quantum Minerals auquel on
a retiré tous ses droits miniers. Et qu’au même moment, Kinshasa a avalisé un
juteux contrat minier entre la Gécamines (entreprise publique congolaise) et un
consortium d’entreprises chinoises. Pesant près de $US 7 milliards sur un encours
total de $US de 12 milliards de dette, le Club de Paris a levé l’option de
reporter la mise en œuvre de sa promesse d’annuler 90% de la dette du Congo. Le
Fonds monétaire International, la Banque mondiale et d’autres multilatéraux qui
réclament à la RD Congo près de $US 2 milliards vont sans douter se ranger à la
décision de l’ensemble des créanciers bilatéraux. Des sources en Europe
rapportent que le volte face des partenaires occidentaux du Congo ferait suite
à la pression politique exercée ensemble par Ottawa (Canada) et la Banque
mondiale, tous les deux impliquées dans le financement des projets miniers mis
en chantier en RD Congo par le canadien First Quantum Minerals. Charles Michel
a conclu son annonce à la presse en indiquant que le dossier de la dette
congolaise sera à nouveau examiné en 2011 à une date qui reste à déterminer, a
rapporté BBC-Afrique.
Yenga Ndula
Entreprendre.