VIH/SIDA : La RDC privée des ressources pour soigner les vulnérables

La situation des personnes vivants avec le VIH/SIDA reste préoccupée, plus 88 % des personnes séropositive n’ont pas toujours accès aux antirétroviraux ; c’est-à-dire plus de 280.000 personne sont en danger de mort en RDC à cause du manque d’accès au traitement.

La particularité de la RDC est que 97 % des fonds actuels alloués pour la lutte contre la pandémie du SIDA proviennent du fonds internationale, actuellement ces fonds ne couvrent que 12 % des patients en besoin de traitement antirétroviral.

« Les bailleurs de fonds à l’instar de l’ONUSIDA et la banque mondiale réduisent actuellement leurs contributions aux traitements pour le VIH/SIDA, c’est pour cela que la RDC relance l’appel aux bailleurs des fonds pour sauver des milliers des personnes vivants avec le VIH ».

Le nouveau traitement qui est recommandé par l’OMS, vise à mettre des patients sous ARV, mais un problème se pose : tout le malade ne pourront pas bénéficier de ce nouveau traitement parce qu’il y a un désengagement au niveau des bailleurs. Au regard de cette situation, CORINE BENAZECH, responsable du programme de VIH/SIDA de l’organisation « médicins sans frontière », lance dont un appel pour que ces bailleurs de fonds poursuivent le financement de ce programme afin de soutenir des pays qui sont confrontés à la pandémie du SIDA.

« La question est de savoir pourquoi l’ONUSIDA et la banque mondiale réduisent actuellement leur contribution aux traitements »

D’après le chiffre du dernier rapport de la session spéciale de l’assemblée générale des nations unies sur le SIDA, le taux des personnes vivants avec le VIH, ne fait que s’accroître. Soulignons par ailleurs l’inquiétude du MSF (médecins sans frontière) dans l’atteinte de ses objectifs au moment où les désengagements des bailleurs de fonds ne font que s’enregistrer.

« Les dernières années, nous avons observé un engagement conséquent des bailleurs de fonds, c’est ce qui a permis d’accélérer la prise ne charge du VIH, comme il y a maintenant désengagement des bailleurs de fonds, la situation risque de changer, et il aura la privation des ressources pour soigner les vulnérables dans les années qui viennent et cela va occasionner la déstabilisation de l’économie d’un pays », fait remarquer cette responsable.

Ce manque de fonds internationaux pour la lutte contre le VIH mettra en danger la vie de centaines des milliers des  personnes vivants avec le VIH.

Dans l’entretemps en RDC l’objectif du millénaire pour le développement (OMD) vise à arrêter la propagation du VIH/SIDA d’ici 2015.

Cet objectif sera atteint dans la mesure où les bailleurs de fonds réitéreront leurs engagements dans la lutte contre le VIH/SIDA.

Yollande VOKA

Entreprendre.
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