Aéroports : La taxe IDF en question

La taxe IDF, perçu aux embarquements des vols nationaux et internationaux a fait l’objet de la conférence hebdomadaire de Synergy-Group. Initiée par la Régies des voies aériennes, RVA, cette taxe avait pour objectif la réhabilitation des aéroports ainsi que leur modernisation aux normes de l’Organisation internationale de l’aviation civile.

Il faut noter par ailleurs que nos aéroports sont très vieux et la plupart sont construites depuis l’époque coloniale. Il était donc important de concevoir un plan  en vue de ramener ces aéroports aux normes des nouvelles technologies.

En effet, la taxe est donc dans le cadre du projet prioritaire pour la sécurité aérienne car, selon l’OACI, il se dégage que 50% d’accidents d’avion s’effectuent en RD Congo par rapport à l’ensemble du territoire africain par manque d’infrastructures adéquates.

La RVA  avait donc besoin de 160 millions de dollars américains de financement  dont la Banque africaine de développement a financé près de 86% du montant globale qui se libère partie par partie jusqu’en 2014.

L’opinion publique ne cesse de porter ses critiques sur cette taxe constatant que  sur terrain les travaux n’avancent pas malgré la mise en application de la perception de cette taxe, soit 50 dollars américains par passager pour les vols internationaux et 10 dollars pour les vols nationaux.

La plus grande partie de cet argent perçu, soit 23 millions de dollars américains, a été affectée à la construction du pavillon présidentiel ainsi qu’à la piste privée destinée aux atterrissages des avions présidentiels à l’aéroport de N’djili.

Les partenaires extérieurs quant à eux se plaignent de cette pratique frappant doublement leurs passagers sachant que dans le billet vendu, une taxe est aussi prélevée à cela s’ajoutent l’impression des boarding pass et les frais bancaires.

La réaction de la Ministre des Transports et voies de communications était pourtant allée dans le sens de demander aux différents opérateurs de ce secteur d’émettre leurs propositions. Pour leur part, les opérateurs refusent cette pratique pour trois raisons, à savoir : l’augmentation du prix du billet d’avion, le caractère provisoire et discriminatoire de cette forme de taxe.

A l’heure où l’on parle de l’amélioration du climat des affaires, cette taxe vient alourdir le processus au moment où au dernier classement de Doing Business, la RD Congo et classée 175ème sur 183 pays listés par la Société Financière Internationale branche de la Banque Mondiale pour 2011.

Yollande Lumwene

Entreprendre.
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