L’absence d’eau au Plateau des professeurs de l’Université de Kinshasa inquiète

L’accès  à l’eau potable reste un défi à relever en RD Congo en général et dans la ville province de Kinshasa en particulier. Plusieurs quartiers de la capitale ne sont pas approvisionnés en eau potable, et ce malgré les efforts tendant à éradiquer l’hémorragie de l’eau dans les grandes villes congolaises.

Le cas précis du Plateau des résidents, la cité abritant les familles des professeurs de l’Université de Kinshasa et les autres travailleurs de ce site universitaire interpelle plus d’une conscience. Car, les résidents du Plateau sont privés d’eau depuis plusieurs années. Ils sont obligés de se déplacer à des longues distances à pied  vers les quartiers environnants pour s’approvisionner en eau.

D’après les témoignages recueillis sur place, cette cité vit des moments de perturbation en ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable. Pour la plupart, c’est un problème de pression d’eau qui ne permet pas aux maisons qui sont placées en altitude de recueillir l’eau. Seules quelques maisons reçoivent encore l’eau à des heures tardives.

« Nous avons un grand problème d’eau ; nous vivons des moments de perturbation, de fois l’eau coule un jour sur sept et à des heures tardives », fait remarquer une résidente du Plateau, et d’ajouter : «Le problème est déjà soumis à l’employeur qui est l’université mais nous n’avons toujours pas de solution concrète».

Des solutions intermédiaires

Face à cette situation, ces résidents du Plateau des professeurs se trouvent plutôt des solutions intermédiaires pour s’approvisionner en eau. Ils s’achètent dans des quartiers environnants plusieurs litres d’eau ou cherchent des arrangements avec leurs amis d’autres communes. Ce qui nécessite un moyen de transport conséquent.

Dans cette pratique de transport d’eau, certains exploitent leurs voitures personnelles, d’autres, par contre, compte tenu de la surcharge, optent pour la location d’un taxi ou taxi-bus.

« Nous dépensons beaucoup d’argent pour le transport d’eau ici au Plateau pourtant les autorités compétentes devraient nous épargner de telles situations », déplore une autre résidente croisée à bord d’un taxi transportant une dizaine de bidons d’eau en direction du Plateau. Pour elle, la gestion d’eau dans son ménage relève d’un principe strict.

A ce sujet, pour plusieurs ménages que nous avons visités, la grande lessive, par exemple, ne se fait qu’une fois toutes les deux semaines, rien que pour économiser l’eau, qui est devenue une denrée rare dans ce site universitaire.

Ce problème de perturbation dans l’approvisionnement en eau potable se fait sentir aussi aux homes des étudiants de l’Université de Kinshasa. Ceux-ci ont du mal à utiliser les installations hygiéniques de leurs homes et se construisent des installations de fortune avec des calicots et du bois, percevables à l’extrême droite de la route qui mène vers le Plateau des résidents.

La part de la Regideso

Pour les autorités de la Regideso, ces perturbations relèvent d’un problème purement interne. Le Directeur provincial de la ville de Kinshasa, Anaclet Wenzi a fait savoir, au cours d’un entretien, que les travaux relatifs au réaménagement et à la réhabilitation de la tuyauterie dans cette cité ont déjà été amorcés.

Ce qui reste, c’est une étude sur la pression d’eau pour arriver à servir tous les ménages, même ceux situés en altitude.

Enfin, c’est dans ce cadre que le Ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo, était descendu sur terrain pour palper du doigt cette situation qui date de près d’une dizaine d’années.

Yollande Lumwene

Entreprendre.
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