La libéralisation des assurances à l’ordre du jour!

Perché sur le toit de la station service, ce travailleur d'être couvert par une police d'assurances risques

Le monopole concédé par l’Etat à la Société nationale d’assurances, Sonas, n’ a pas pour autant facilité son développement. A ce jour, cette entreprise concentre entre ses mains tous les métiers des assurances (maladies, incendies, véhicules…) sans disposer des moyens humains et financiers capables de faire face aux exigences des populations et des entreprises.

Ce déséquilibre fait que la Sonas ait le dessus sur les intérêts des populations. On se retrouve dans un contrat aléatoire entre un grand gagnant et un perdant. Ce qui creuse davantage le fossé entre les assurés et leur assureur.

Les populations se plaignent entre autres des procèdures administratives longues, de la lenteur et des fractionnements dans les payements, des méthodes policières dans le recouvrement et de l’absence de crédibilité de cette entreprise en pleine réforme.

Bien qu’étant une obligation légale pour tout citoyen, les assurances restent également focalisées sur cetraines villes excluant 90% des populations de l’arrière-pays à ses services.

Des voix s’élèvent également pour dénoncer les méthodes policiers qui sont utilisées par la société nationale dans les rues des villes pour contraindre les automobilistes à souscrire aux assurances. Et pourtant chacun devrait être libre selon le type de véhicule qu’il utilise, la voie exploitée (autoroutes, ou routes urbaines…) pour souscrire une assurance garantissant sa sécurité.

Les méthodes policières ne pourront finalement être abandonnées que quand la concurrence verra le jour dans ce secteur. Mieux, l’Etat peut décider de concéder à des privés les actions, les opérations, les assurances non obligatoires.

Il faut relever aussi l’absence des compagnies de réassurance pour assurer les assureurs ainsi que la nécessité pour la Sonas de moderniser son offre jugée monotone et peu incitative.

Dans le cadre de l’année 2011, la Sonas doit voir comment élargir son assiette en allant vers les Congolais de l’arrière-pays qui ne bénéficient pas encore de ses services. EN

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