Le sujet relatif à la mise en place des marchés financiers a fait l’objet de la conférence hebdomadaire de Synergy-Group. C’est un sujet très sensible au moment où le pays sort de plusieurs guerres qui ont eu des impacts sur le tissu financier et le pays s’est retrouvé sans marché comme on le voit sous d’autres cieux.
Il ya lieu de mettre en place plusieurs bourses dans divers secteurs tels que les mines, l’agriculture et autres. Le grand problème qui se pose ici c’est de savoir comment s’y prendre sachant qu’il existe un préalable, celui de l’amélioration du climat des affaires.
En effet, les experts ont démontré que la mise en place de ces marchés financières permettra au Congo de ne plus se tourner vers l’extérieur. Il faut, par ailleurs, noter que ces marchés financiers sont dotés d’une structure classique. Il y a la base, c’est-à-dire le secteur bancaire et le secteur d’assurances qui placent dans des bourses des grands capitaux pour couvrir les risques que peuvent courir les opérateurs économiques.
Le DG de Synergy- Group a démontré, lors du débat, la nécessité d’un marché financier dans un pays comme le nôtre. C’est entre autre la sédentarisation des capitaux locaux.
Mais malheureusement, le Gouvernement congolais n’a pas jusque là manifesté le besoin de lancer ce genre de marché.
Comment fonctionne une bourse ?
Dans le fonctionnement d’une bourse, les entreprises qui entrent sont volontaires, après la signature du code de bonne conduite, il ya toute une série de règles à observer notamment la publication des productions, des ventes et du bilan.
C’est sur base de ces principes qu’il a été recommandé à la RD Congo de développer les opérateurs économiques congolais pour les besoins plutôt financière que politique. « Pour qu’il y ait mise en place du marché financier, le Congo devrait disposer des vraies entreprises, des sociétés anonymes où les capitaux sont ouverts », a-t-on suggéré.
Aussi, notre économie devrait être intégrée dans le commerce international sachant que selon un rapport de l’organisation internationale du commerce, la part de l’Afrique dans les bourses internationales ne représente que 3%.
D’où, il ya nécessité d’avoir des gens qui ont une certaine réputation dans le domaine de bourses car, le cadre juridique n’existe pas jusque là. C’est pour cette raison qu’il a été recommandé la formation des cadres en matière de bourses. L’intégration des notions de ce genre dans nos universités relève d’une importance majeure pour ce besoin d’urgence qui se présente.
Yollande Lumwene
