Quand le haricot Chinois fait la loi sur le marché kinois

Etonnant mais les faits économiques sont dynamiques. L’époque où la ville de Kinshasa et ses 10 millions d’habitants s’approvisionnaient essentiellement de haricots du Kivu et du Bas-Congo est révolue. La situation de guerre à l’Est du pays est pour beaucoup dans ce changement des habitudes sur le marché où l’on retouve abondamment de haricots en provenance de la Chine et de la Tanzanie. En plus de l’insécurité, l’absence de routes et le coût élevé du fret par avion, soit 1 USD le kilo ont fini par décourager ceux des commerçants qui entretenaient ce réseau.

Du coup, la RDC est devenue un importateur net de haricot alors qu’elle dispose de nombreux espaces à l’Est comme à l’Ouest pour développer cette culture vitale dans l’alimentation des populations surtout des enfants. Cette production est passée de 166.190 en 1991 à 122.000 en 2000. Une chute qui ira grandissante au fil des années et de la situation instable dans les zones de production.

La production agricole mérite d'être encadrée.

Contraiement au riz dont la culture bénéficie de beaucoup d’encadrement sur le plan interne et de la coopération, le haricot est jusque-là abandonné aux intiatives individuelles si pas familiales. Ce qui pose le problème de la création de filière qui faciliteraient la production, la distribution et la commercialisation tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La question de filières organisées concerne tous les produits de la RDC capables de lutter contre la faim et de contribuer un tant soi peu à l’exportation. Victoire EYOBI

La production agricole en RDC mérite d'être encadrée.

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