Le ministre des Mines Martin Kabwelulu a, en marge du forum international minier d’Indaba tenu du 06 au 10 février 2011 à Cap Town, en République Sud africaine, annoncé des mesures incitatives en vue d’améliorer le climat des affaires en République démocratique du Congo. Il s’agit, selon lui, de la réduction des tracasseries administratives et des délais d’obtention des autorisations ainsi que les actions sociales au profit de la population.
Le ministre Kabwelulu a annoncé à cette occasion l’ouverture de l’appel d’offre de quelque 206.000 kilomètres carrés de la concession minière et la participation des capitaux privés à la création de trois sociétés sur les cendres de la Sakima, ainsi que l’exploitation des ressources en nickel, chrome contenues dans le périmètre de la MIBA (Minière de Bakwanga).
Il s’agit aussi de la relance de l’exploitation de la cassitérite de Manono dans le Haut Katanga, avec la création de la Cominière et la construction des barrages hydroélectriques pour soutenir le développement. Les mesures incitatives du développement du secteur minier, a précisé le ministre, sont accompagnées par des opportunités d’investissement caractérisées par la disponibilité des sociétés financières, notamment les banques de la RDC, ainsi que l’existence d’un fichier cadastral minier. En marge de cette conférence minière d’Indaba, le ministre Kabwelulu a participé du 10 au 11 février à la réunion des ministres de l’Association des pays africains producteurs des diamants (ADPA) au cours de laquelle il a été demandé aux pays membres de s’acquitter de leurs obligations en payant les cotisations et les arriérés. Ils ont été également invités de ne soutenir la candidature d’un vice-président du processus de Kimberley que lorsque le Zimbabwe aura recouvré son droit d’exporter son diamant.
Il était aussi question de la mise en place d’une commission d’experts chargée de proposer les termes de révision des statuts et règlements intérieur, afin de permettre aux pays producteurs de plus 60 pour cent du diamant du monde de prendre une part active dans la fixation des prix.
Le déficit de l’offre en cuivre avoisine les 400.000 tonnes par an
Les participants au forum ont par ailleurs noté que le déficit de l’offre en cuivre avoisine 400.000 tonnes dans le monde pour 2011. Ce déficit pourrait atteindre 600.000 tonnes en 2012. Celui-ci, a indiqué le ministre congolais des Mines, se reflète dans le prix actuel qui oscille autour de 10.000 USD la tonne. Il est consécutif à la fermeture de la plus grande mine de cuivre de l’Australie, tandis que le Chili, le plus grand producteur de cuivre, connaît l’épuisement des gisements, sans oublier aussi l’affaiblissement du dollar.
Kinshasa, 21/02/2011 (ACP/MCN, via mediacongo.net)