Travaux des Experts

title=Les résultats de l’étude sur les violences faites à la femme par l’agence Experts ont été donnés au cours d’une présentation tenue jeudi dernier au restaurant Fleur de sel dans la commune de la Gombe.

En effet, cette agence spécialisée en études de marché et sondages d’opinion vient de réaliser au début de cette année une étude relative aux violences faites à la femme se basant sur le contexte selon lequel ce problème lié généralement à la femme a une dimension universelle.

Selon Serge Mumbu, le coordonnateur de l’agence, l’objectif de cette enquête auprès d’un échantillon de 1000 personnes était de tester comment la population kinoise perçoivent ce phénomène.  De cette étude, il se dégage que de par la définition, au moins 45% de la population entendent par violence sexuelle le viol, 15%, par contre, parlent des abus contre nature et 12% de la discrimination. Au chapitre des manifestations des violences faites à la femme, trois phénomènes sont repris représentant près de la moitié de l’échantillon. Il s’agit entre autres du viol, des harcèlements sexuels et des coups et blessures contre la femme.

Les abus en milieux universitaire et scolaire et le refus de payer les avantages sociaux aux femmes qui travaillent ont été cités en second lieu parmi ces manifestations. Dans le cadre de la lutte contre ces violences, il était question pour l’agence Experts de tester les causes de ces dernières et éventuellement l’apport des acteurs  politiques ainsi que celui des institutions qui interviennent dans la lutte contre ces violences faites à la femme.

Plus ou moins 70% d’enquêtés ont soutenu que le taux élevé de cas de viol s’expliquerait par l’habillement moins descente des filles, thèse rejetée à 90% par les participants de la présentation dont la représentante de la ministre du Genre et Famille.  Elle a fait remarquer, par contre, que ces violences sont en grande partie liées à la pauvreté de la femme en général et de la jeune fille en particulier.

En ce qui concerne l’apport des institutions nationales dans la lutte contre ces abus, 56% d’enquêtés ont indiqué que l’Assemblée provinciale n’est pas engagée.

Au même titre, il s’est dégagé un réel problème de communication pour les Asbl et organisations qui interviennent les plus dans la lutte contre ces violences faites à la femme car, au moins 62% d’enquêtés n’avaient aucune idée des institutions qui militent dans cette lutte. A en croire Serge Mumbu seulement une dizaine d’organisations ont été citées mais à des scores très bas.

Enfin, le coordonnateur du cabinet Experts a rassuré que la même étude sera effectuée l’année prochaine avec le concours d’autres partenaires en vue de tester l’évolution de cette situation en RDC.

Yollande Lumwene

Entreprendre.
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