Les révélations du Ministre de l’EPSP

title=Maker Mwangu : « L’éducation est une priorité »

Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, Maker Mwangu a apporté un souffle nouveau au secteur de l’éducation, retenu parmi les Cinq chantiers de la République. Dans cette interview, il revient sur les priorités de son ministère, le lien entre l’éducation et les nouvelles technologies de l’information, le Fonds de Promotion de l’Education Nationale et le besoin immense de financement. Il n’a pas manqué de faire le point sur la gratuité dans les établissements publics et sur le sens du partenariat qui existe entre le Gouvernement et les parents pour la formation des enfants. Interview.

Entreprendre : Monsieur le Ministre, vous êtes en charge de l’intrant de base de tout développement économique, à savoir : les ressources humaines. En êtes-vous conscient ; la République Démocratique du Congo en est-elle aussi consciente ?

Maker Mwangu : En tout cas, nous sommes conscients de ça et la République démocratique du Congo en est consciente aussi. Sinon le Président de la République, Joseph Kabila, ne ferait pas de l’éducation une priorité de son quinquennat. Donc, c’est une priorité connue de tout le monde, de toutes les instances et de toutes les institutions de la République, et même de la communauté nationale aussi. Quand vous voyez comment les parents se dépensent pour scolariser leurs enfants, ils sont prêts à tout pour scolariser les enfants. Ils savent que l’éducation est la base du développement.

« Nous avons presque 4 millions d’enfants qui sont encore en dehors de l’école. Nous devons tout faire pour que nous attirions ces enfants au niveau de nos écoles ».

Quelle appréciation faites-vous à mi-parcours de votre plan quinquennal ?

Nous avons élaboré une stratégie pour le développement de notre secteur de l’éducation, et cette stratégie repose sur trois piliers importants. Le premier pilier, c’est améliorer l’accès à l’école. Le deuxième, c’est améliorer la qualité de notre enseignement. Et le troisième pilier, c’est améliorer la gestion de notre système éducatif. Nous avons donc essayé d’aborder la question sous toutes les formes parce qu’il n’y a pas l’un qui peut aller sans l’autre. Donc, les trois se tiennent. Nous avons, dans un premier temps, lancé l’accès. Vous avez suivi  l’instruction du Président de la République à l’endroit du Gouvernement de la République, celle d’amorcer le processus de la gratuité de l’enseignement primaire dans les établissements publics  depuis la rentrée scolaire 2010-2011: c’est dans le but d’améliorer l’accès à l’école. Nous avons constaté qu’il y a un nombre important de nos enfants qui sont en dehors du système éducatif. Si vous prenez les statistiques, partant du recensement scientifique de 1984, vous faites des projections, aujourd’hui, on serait autour de 60 ou 70 millions d’habitants sur base d’un taux de croissance démographique de 3%. De ces projections, la population scolarisable au niveau maternelle, primaire et secondaire peut-être autour de 19 millions d’enfants. Les statistiques scolaires renseignent que plus de 15 millions d’enfants sont à l’école. Presque 4 millions d’enfants sont encore en dehors de l’école. Nous devons tout faire pour que nous attirions ces enfants vers nos écoles.

Cette mesure de la gratuité a été accompagné d’un certain nombre d’actions, notamment la distribution avec nos partenaires, des manuels scolaires. Nous avons multiplié le nombre de formations pour les enseignants et nous sommes entrain d’ouvrir le centre de formation pour les inspecteurs, les gestionnaires, les enseignants, …

En ce qui concerne la gestion, nous nous sommes aussi lancé dans le recensement des enseignants de l’EPSP. Nous devons maîtriser nos effectifs, avoir la carte scolaire, lancer le processus de la décentralisation dans le secteur de l’EPSP.  Voilà un peu comment nous sommes entrain d’aborder toutes ces questions et nous pensons que, petit à petit, nous évoluons sur une voie on ne peut plus bien tracée.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement paraissent un critère irréaliste pour la RDC, avons-nous des critères internes de performance et d’évaluation qui tiennent compte de la gravité ? Quel est notre plan de sortie ?

Je pense que vous ne pouvez pas être aussi pessimiste pour dire que c’est irréaliste. Non. Tel que nous sommes entrain de fonctionner, nous évoluons, il y a lieu même d’être optimiste. Et les projections que nous nous faisons de concert avec les experts qui s’en occupent, pensons que nous serons présents en 2015 lorsqu’il sera question d’évaluer les objectifs de l’éducation pour tous.

On verra que nombre d’objectifs ont été atteints. Rappelons  que les premières mesures que nous avons prises en ce qui concerne, par exemple, l’accès, portent des fruits. Je vous ai dit que sur instruction du Président de la République, le Gouvernement de la République a amorcé la gratuité. Sur la base d’une première évaluation, la mesure de la gratuité nous a permis de récupérer près d’un million d’enfants juste pour les classes de 1ère, 2ème et 3ème années primaire. Nous allons dépêcher encore nos collaborateurs à l’intérieur pour consolider ces chiffres. Mais, les premières données que nous avons déjà sont celles-là. Donc, petit à petit, nous risquons facilement d’atteindre les chiffres que les OMD ont fixés pour la République Démocratique du Congo et l’éducation pour tous. Je suis d’avis qu’en 2015, nous serons dans le bon. Nous ne serons pas vraiment à la queue. Nous occuperons une position honorable parce que nous avons amorcé le processus à temps. Donc, il n’y a pas lieu d’être très pessimiste. Il y a lieu plutôt d’être vraiment optimiste.

« (…) les meilleurs systèmes éducatifs dans le monde ne sont pas nécessairement ceux qui bénéficient de beaucoup de financement ».

Dans le cadre de la structure budgétaire même si on vous donnait 10% ou même 15%, ça ne sera pas suffisant pour assurer l’enseignement en toute dignité. Pensez-vous que des leviers financiers liés à l’activité économique seraient une solution ? Par exemple votre Fonds de Promotion de l’Education Nationale devrait bénéficier des dispositions légales afin que l’activité économique nationale y contribue directement.

Nous avons amorcé une réflexion là-dessus pour voir comment à travers la fiscalité, l’on peut facilement intervenir dans le secteur de l’éducation avec les partenaires du secteur privé. Mais, il y a un Fonds qui existe déjà. Il s’agit du Fonds pour la Promotion de l’Education Nationale. Mais, ce Fonds fonctionne avec des contributions de la population, de la communauté nationale. C’est encore modeste, mais certaines actions sont entrain d’être réalisées grâce à ce mécanisme. Il faut renforcer et accroître le volume d’intervention en faveur de ce fonds pour qu’il puisse vraiment intervenir dans le secteur de l’éducation en général. C’est-à-dire de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel mais aussi pour l’enseignement supérieur, voir même en faveur de l’alphabétisation au niveau des Affaires sociales.

J’aimerai quand même qu’on retienne une chose : d’un côté, il y a le problème de financement, de l’autre, il y a le problème d’organisation du système éducatif. Nous constatons que les meilleurs systèmes éducatifs dans le monde ne sont pas nécessairement ceux qui bénéficient de beaucoup de financement. Nous sommes entrain de lier les deux en cherchant à ce qu’effectivement l’on accroisse le volume du budget national en ce qui concerne l’éducation. De l’autre côté, nous devons tout faire pour que nous organisions notre système éducatif afin que les moyens modiques, soient-ils, qu’on met à notre disposition permettent d’atteindre un certain nombre d’objectifs que nous nous sommes assignés.

Les partenaires financiers que sont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement et l’Union européenne vous aident-ils selon leurs programmes ou plutôt le vôtre ? Avez-vous l’impression que les résultats s’accumulent ou s’annulent à très court terme ?

Avec nos partenaires extérieurs, nous avons mis en place un mécanisme de dialogue dans lequel le leadership est assuré par le Gouvernement congolais qui détermine les objectifs et élabore les stratégies. Et nous demandons à tous nos partenaires de s’aligner derrière ces stratégies. Et ça marche dans le cadre d’un dialogue permanent et des rencontres régulières, … Nous sommes entrain d’avancer vers la réalisation d’un certain nombre d’objectifs que nous nous sommes assignés. C’est le point de vue du Gouvernement qui prime parce qu’après tout, c’est nous qui connaissons notre pays. C’est nous qui savons où nous allons, quel type de Congolais nous voulons former pour le développement de ce pays. Donc, les partenaires nous aident et contribuent dans le financement de cette stratégie que nous avons conçue.

Il y a une proportion assez importante de notre population qui ne sait ni lire, ni écrire. Comment notre Gouvernement pense-t-il résoudre cette question d’alphabétisation ? Avez-vous des objectifs chiffrés et quantifiés pour le court, moyen et long terme sur cette question ?

Le Gouvernement fonctionne de telle sorte que les questions d’alphabétisation sont gérées par le ministère des Affaires sociales. C’est vrai que si nous récupérons le plus d’enfants exclus possible dans notre système, nous allons aussi résoudre le problème d’alphabétisation. Et là, nous avons amorcé une étude. Nous avons dit que nous avons environ 4 millions d’enfants qui sont en dehors de l’école. A présent, nous examinons les raisons qui les maintiennent en dehors de l’école. Qu’est-ce qui les empêchent d’aller à l’école… Les études ont déjà commencé et incluent les autres ministères dont le ministère des Affaires sociales.

« Nous sommes entrain de tout faire pour que d’abord les enfants eux-mêmes puissent s’imprégner de l’informatique ».

Dans quelle mesure l’énergie solaire, les télécommunications et l’internet peuvent-ils aider au bon fonctionnement de l’enseignement en RD Congo ?

Vous avez déjà un exemple qui est connu. C’est la publication rapide des résultats de l’Examen d’Etat. Pour publier les résultats de ces épreuves, on mettait jusqu’à six mois. De nos jours, au bout d’un mois, les résultats sont connus et mis à la disposition des candidats, des parents, de toute la communauté. C’est grâce justement à l’outil informatique. Nous sommes entrain de tout faire pour que d’abord les enfants eux-mêmes puissent s’imprégner de l’informatique.

Aujourd’hui, celui qui ne connaît pas l’informatique commence à devenir plus ou moins comme un analphabète. Nous devons rendre l’outil informatique disponible et accessible. On a d’abord commencé par l’élaboration des programmes. D’ici là, on va mettre les programmes à la disposition de toutes les écoles. Il y a un effort à fournir pour que dans toutes ces écoles les enfants puissent avoir l’outil informatique. Nous venons d’initier et terminer un projet très important qui consiste à installer à travers toute la république des VSAT.

Cela va nous aider dans la formation à distance des enseignants via l’outil informatique. On pourra assurer la formation des enseignants à partir d’un site à travers nos 30 provinces éducationnelles. On pourra même avoir la maîtrise de la paie des enseignants grâce aussi à ce système informatique. Donc, l’outil informatique est très important. Nous l’utilisons déjà au ministère de l’EPSP. Il nous permet d’évoluer normalement dans le fonctionnement de notre système éducatif.

En matière de promotion de promotion de la culture sportive dans les écoles, nous apprenons que vous avez signé un protocole d’accord avec le Comité Olympique Congolais. Qui sont les intervenants dans ce protocole, et comment comptez-vous vous y prendre dans sa phase d’application ?

Oui, nous avons effectivement signé un accord avec le Comité Olympique Congolais. Au niveau du ministère de l’EPSP, l’on s’occupe de l’accompagnement, de l’encadrement et je crois que nous avons vraiment la pépinière pour les meilleurs athlètes que la République Démocratique du Congo peut avoir. D’après les contacts que nous avons avec le Comité Olympique, nous allons commencer par quatre disciplines. On va impliquer les provinces et nos collaborateurs qui sont dans toutes les provinces. Ces quatre disciplines sont considérées comme disciplines pilotes. Elles pourront nous permettre de les étendre et de dénicher les athlètes qui peuvent aller courir ou affronter les autres dans les stades ou bien à travers le monde.

C’est-à-dire que la pratique du sport sera une matière enseignée ?

Non, non, la matière est déjà pratiquée. Dans toutes les écoles, il y a quand même des compétitions qui s’opèrent. Maintenant, je crois qu’avec le concours du Comité Olympique, les choses se feront autrement.

« Les parents ont soutenu et continuent à soutenir notre système. Les parents quand ils envoient leurs enfants à l’école, ils mettent la main à la poche et ils interviennent ».

Avez-vous des stratégies de substitution pour pallier au problème de l’insuffisance de vos ressources budgétaires ?

Nous sommes dans un processus dont l’évolution est normale. N’oubliez pas qu’il y a quelques années, dans les années 90, on a atteint jusqu’à 1, 2 % du budget national la part réservée au secteur de l’éducation. Je pense même que certains problèmes que nous rencontrons aujourd’hui, viennent de là. C’est quand même bien de le souligner. A part nos ressources propres, nous sommes tout le temps en contact avec nos partenaires pour bénéficier aussi de la solidarité internationale. Vous avez cité quelques partenaires : la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’USAID, la Belgique, la France et bien d’autres partenaires qui nous aident aussi pour faire avancer le système. A côté du partenariat nous avons aussi le Fonds de Promotion de l’Education Nationale, c’est important de le souligner. Ce Fonds est entrain d’initier un certain nombre de projets. C’est encore très modeste mais je pense qu’il faut renforcer cela par la fiscalité. Et là, la loi ad hoc, traitant des matières fiscales pourra nous permettre d’avoir beaucoup plus de moyens. Et puis, il y a un autre élément important qu’il ne faut pas oublier, c’est l’intervention des parents qu’il convient de saluer et de souligner. Les parents ont soutenu et continuent à soutenir notre système éducatif. Lorsque les parents envoient leurs enfants à l’école, ils mettent la main à la poche et ils interviennent. Voilà un peu le type de financements dont nous bénéficions et qui font que le système éducatif est entrain de bouger et d’évoluer.

« (…) la formation, l’éducation des enfants ont un prix »

Il y a 48 heures, nous avions appris que le syndicat des enseignants du réseau catholique a lancé un ultimatum indiquant que le 28 mars, les enseignants vont aller en grève. Les parents aussi que vous encouragez se plaignent en disant jusqu’à quelle année vont-ils continuer à porter le fardeau de la motivation des enseignants. Comment  pensez-vous résoudre ces deux problèmes ?

En ce qui concerne les syndicats, nous sommes en contact permanent avec eux et entretenons un dialogue permanent. Ce qui fait qu’ils ont compris et nous avons compris aussi que la première chose pour nous – et ce qui est capitale – c’est le respect du calendrier scolaire. Donc, au mois de septembre, les enfants commencent leur école et au mois de juillet, ils commencent les vacances. Cela permet aussi à notre système de se valoriser, d’être compétitif par rapport aux autres. Là, je crois que c’est un acquis et nous devons continuer dans ce sens-là. Le reste des problèmes, nous discutons toujours et nos portes du Gouvernement sont ouvertes. On discute de façon sincère et on finit par trouver toujours des solutions. Ce que vous dites, certainement que nous allons trouver une solution avec eux. Donc, il n’y a pas de gros problème là-dessus.

En ce qui concerne les parents, c’est vrai que la charge aujourd’hui peut-être est lourde, mais il faut quand même que l’on relativise : la formation, l’éducation des enfants ont un prix. Le prix doit être porté quelque part. Il est pris par l’Etat qui est entrain d’accroître son intervention dans l’éducation. C’est vrai que plus la part de l’Etat s’accroit, plus décroit l’intervention des parents. Les charges des parents vont diminuer d’autant que l’Etat accroît son intervention. Les deux vont ensemble. L’enfant appartient aux parents et à l’Etat. Les deux doivent se mettre ensemble pour éduquer l’enfant. Voilà, comment ça fonctionne.

C’est une responsabilité de l’Etat et des parents. C’est vrai que les problèmes économiques que nous avons font perdurer certaines difficultés : l’Etat a des difficultés et les parents en ont aussi. Depuis un temps, nous avons un taux de croissance économique qui est quand même positif. C’est-à-dire dire que depuis un temps, l’Etat est entrain de créer de la richesse nationale. Cette richesse partagée pourra nous permettre de diminuer un certain nombre de problèmes que nous avons dans le système éducatif congolais.

Le recrutement des milices se réalise dans des milieux où la présence publique est très faible, l’ignorance et l’illettrisme très élevés. Le Gouvernement a-t-il conscience des opportunités qu’offre l’enseignement primaire et secondaire de qualité en milieux ruraux.

Le processus qu’on a enclenché actuellement avec la gratuité, c’est vraiment une opportunité. Les premières données, dont nous disposons, nous réconfortent dans cette voie-là. Nous avons voulu une gratuité prudente et progressive. Cela va nous permettre de résoudre le problème que vous évoquez. Il faut que les enfants aillent à l’école, qu’ils apprennent, qu’ils soient utiles d’abord pour eux-mêmes, et aussi pour la nation.

« (…) le Président de la République a pris l’initiative qu’on implante des écoles d’excellence »

Certains pays choisissent d’implanter les meilleures écoles et internats là où il n’y a rien pour valoriser ces endroits et attirer l’attention de toute la nation vers ces sites d’excellence. Pourquoi la RDC ne suit pas l’exemple ?

Le Président de la République a eu cette vision-là. Raison pour laquelle le Gouvernement vient, par exemple, de procéder à l’uniformisation des salaires des fonctionnaires, notamment des enseignants. Quand on fait l’uniformisation des salaires, c’est-à-dire on favorise les meilleurs dans les milieux ruraux. Dans le temps, beaucoup d’erreurs ont été commises, mais le Président de la République a pris l’initiative qu’on implante des écoles d’excellence. On en a déjà quatre : une à Kinshasa, mais la plupart sont à l’intérieur du pays (Kisangani, Kindu et Ankoro). Donc, c’est déjà un processus que nous amorçons pour avoir les meilleures écoles aussi à l’intérieur ; pas seulement à l’intérieur  mais aussi à Kinshasa, parce qu’on en a besoin partout.

Un ordinateur par élève en RDC, est-ce un rêve ou une réalité prochaine. Qui voyez-vous comme partenaire dans une telle vision : la Fondation Bill & Belinda Gate comme dans certains pays ou une solidarité nationale ?

Nous avons beaucoup de contacts là-dessus et nous avons espoir que demain ou après demain, ça pourra donner de bons fruits. Nous avons tenu beaucoup de réunions avec toutes ces maisons pour voir dans quelle mesure on peut rendre disponibles des ordinateurs pour les élèves congolais.

Avez-vous un message aux élèves qui préparent les examens d’Etat ?

Merci pour cette opportunité que vous nous offrez : qu’ils apprennent à entreprendre comme votre magazine le veut, qu’ils soient optimistes, qu’ils se préparent convenablement. Ce sera un examen qui sera à leur portée. Il n’y a pas à s’alarmer là-dessus. Nous allons prendre toutes les dispositions pour que tout se passe normalement. Parce que nous voulons qu’il y ait beaucoup plus de réussite, beaucoup de Congolais qui comprennent. Cela pourra aider la communauté nationale.

Un message aux parents du Congo ?

Les parents, ce sont les premiers partenaires. Ici, nous avons un slogan : « L’école commence à la maison », c’est-à-dire que nous ne pouvons pas former les enfants sans le concours des parents. Donc, il faut que nous deux, jouions un rôle pour la formation des enfants.

Des propos recueillis par Roger Yenga et Victoire Eyobi

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