Journée internationale de l’environnement : Rattraper le retard sur le plan diplomatique

Une vue des expositions lors de la célébration de la Journée internationale

La prise de conscience de la problématique de l’environnement a été au centre d’un forum organisé lundi 06 juin dernier par le Programme des Nations-Unies pour le Développement, PNUD, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’environnement. Cette grand- messe des acteurs environnementaux a réuni plusieurs Organisations non gouvernementales œuvrant dans cette filière parmi lesquelles le Fonds mondial pour la nature, WWF, REDD plus, Agresud international, Taicom et autres. Ces dernières ont marqué leur présence dans la présentation des résultats de leurs réalisations. Il était question, pendant toute une journée, de définir le rôle majeur que joue les forêts congolaises pour la survie de l’humanité avant de présenter les différents gestes pour la protection de l’environnement dont le respect de la forêt et des arbres, la plantation des essences locales ainsi que l’économie de l’eau, de l’électricité et du papier. L’importance des forêts En effet, l’exposé du professeur Dieudonné Mosibondo, expert environnemental, a ressorti les différents services que la forêt rend à l’humanité, il s’agit donc des services socio-économique, écologique et socioculturel. Il a été noté dans ce chapitre que la RDC détient 80% du stock de la biodiversité sur le plan mondial, ce qui est un atout économique majeur. Du point de vue écologique, les forêts constituent les poumons de la terre en donnant l’oxygène et la réponse à la question relative au changement climatique. Cet expert a également fait remarquer que la forêt congolaise, vue sous l’angle socio-culturel, détient un stock de biomolécule important pour le service pharmaceutique. « Il faut qu’il y ait un marché juste pour compenser le service rendu par les forêts congolaises », a-t-il conclu. Manque d’ambitions pour la RDC Le débat ouvert, à ce propos, a fait état d’un manque d’ambition et d’initiative de la RDC ne lui permettant pas de bénéficier de ce que la nature lui offre. Selon un intervenant, les ambitions d’un pays vont avec le budget national. Pour lui, il faut avoir les ambitions et mobiliser les moyens et, l’utilisation de ces dernières doit être d’une manière rationnelle. Le représentant du ministre de l’Environnement a, quant à lui, démontré la volonté de l’implication du pays dans ce secteur par le fait que le ministère travaille en collaboration avec plusieurs ONG environnementales. Tenant compte de ces différentes interventions, il a été proposé l’organisation d’un forum où le Gouvernement devra s’adresser directement aux bailleurs de fonds en vue d’aider la RDC à rattraper son retard sur le plan diplomatique, car la problématique des forêts implique plusieurs acteurs tels que l’agriculture et les mines, pour ne citer que ceux-là. Yollande Lumwene

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