LES PERSPECTIVES ECONOMIQUES POUR L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE PRESENTEES à KINSHASA

La croissance  sera de 5,5% en 2011 6% EN et 2012

Le directeur  adjoint  du Fonds monétaire international (FMI)  pour l’Afrique ,ROGER FORD a présenté solennellement  les perspectives économiques  régionales 2011 pour  l’Afrique subsaharienne la semaine dernière au  salon  okapi de l’hôtel Venus  de Kinshasa .

L’année dernière (2010), le FMI  a rendu ses perspectives  économiques régionales pour  l’Afrique  subsaharienne  à partir  de  l’Afrique  du sud ;cette année (2011) il l’a fait à partir de Kinshasa  (RDC)

Pour ce faire la société civile, le secteur  privé, la presse … ont  été conviés par  la mission  résidente du  FMI à Kinshasa  à suivre  cette présentation  à laquelle  a été associé  le gouverneur de la Banque  centrale  du Congo, JEAN -CLAUDE  MASANGU .

Ainsi  , le directeur  adjoint  du fonds monétaire  internationale  a eu  des  contacts  fructueux  avec les autorités du secteur économique et financier , notamment avec  le  ministre des  finances, MATATA PONYO .

IL  ressort  qu’après  le  ralentissement du à la crise, la reprise  est bel et bien  engagée en Afrique  subsaharienne  (44 pays au sud  du Sahara) la croissance  en 2011 devrait  être de 5,5% cette année  2011 et  de 6ù  en 2012 .

Par exemple  les prévisions  indiquent que  l’Ethiopie, l Angola  le Mozambique feront plus de 7% .la grande partie fera  entre 3 à 7% .tous les pays ne sont certes pas logés à la même  enseigne, il  ya des disparités entre  eux.

Ainsi  29 pays à faible  revenu et les 7pays  exportateurs de  pétrole ont déjà  presque  retrouvé  leur taux de  croissance  d’avant  la crise .

Par contre, la situation  est moins bonne dans les pays à revenu intermédiaire  (8 pays), groupe  dominé par  l’Afrique  du sud et ou le redressement de l’activité économique est  lent. Après  la  crise, quatre thèmes vont  dominer  sur le  plan économique  en Afrique.

Le redressement  des taux de  croissance jusqu’aux niveaux  d’avant crise des  bouleversements causés par la  crise ; une  tension  entre la nécessité de reconstituer  les marges  de manœuvre et ces  besoins de  dépenses  à plus  long  terme et  les  chocs  sur  les  prix des  produits alimentaires et pétroliers auxquels les  pays font face .

Parmi  les bouleversements ,il ya : la baisse des exportations de  pierres précieuses  pour l’Afrique  Australe, la perte des emploies en Afrique du sud  surtout  le  durcissement de la politique budgétaire  en  Angola et Ghana. Beaucoup  de pays devront  réorienter  leur politique  budgétaire  avec la  nécessité  de trouver  un équilibre  entre  les  besoins en infrastructures, éducation  et santé et  celui  de reconstituer  des  marges  de  manœuvres.

L’évolution  défavorable des prix (conjuguée aux  effets  de la reprise)devrait  entrainer  une montée  de l’inflation  dans la plupart des pays et  une dégradation des déficits courants dans plusieurs pays  importateurs de pétrole .

LYDIE ODIA/Stagiaire de l’IFASIC

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