
L'agriculture intensive devrait permettre d'épargner notre environnement des effets nocifs de la déforestation.
La Société civile agricole a réfléchi du 28 au 29 juin au siège de la Fédération des entreprises du Congo, Fec, et au Centre Wallonie Bruxelles dans la commune de la Gombe sur la sécurité alimentaire en RDC, en se posant la question si c’est nécessaire et possible. C’est dans le cadre d’un projet sous régional ayant pour but de catalyser l’intensification agricole accélérée pour la stabilité sociale et environnementale qu’Ifdc-catalist vulgarise son projet Gifs (gestion intégré de la fertilité des sols) en RDC.
En effet, tout part d’un constat général selon lequel la sécurité alimentaire pose problème en RDC dans la mesure où le pouvoir d’achat du congolais moyen ne lui permet pas de consommer une alimentation équilibrée. C’est la conséquence des importations des tous les produits alimentaires en commençant par les céréales, du jus des fruits jusqu’aux cures dents dont le coût du transport influence nécessairement le prix des biens de première nécessité. En dehors du manque des moyens de transport adéquat, il faut noter la dégradation des routes comme facteur qui influence la quantité de la production.
Nécessité de relancer l’agriculture
La tenue de ces travaux vient au bon moment et les résolutions vont certainement être prises en compte en vue d’une relance de l’agriculture au Congo qui est un facteur clé de développement du pays au delà des minerais.
Synergy group a quelque peu prédit cela lors d’une de ses conférences hebdomadaires à l’issu de laquelle les différents participants ont suggéré la volonté de l’Etat congolais dans la définition d’une vision sur la promotion de l’agriculture qui à l’origine du développement de plusieurs pays du monde à l’instar du Brésil pour ne citer que cet exemple.
En lieu et place d’attendre les projets des occidentaux, il est temps pour que la RDC conçoive un plan général pour l’agriculture en vue de mettre en valeur sa potentialité agricole soit 120 millions d’hectares de terres arables et fertiles et propices d’intenses activités agricoles ainsi que 4millions de terres irrigables.
Aussi longtemps que la RDC possède des terres et une diversité climatique lui permettant de pratiquer une gamme variée de cultures avec 3 à 4 récoltes par année, il est bien nécessaire de promouvoir l’agriculture car la force d’un pays dépend de sa capacité de nourrir le peuple.
Ce qui manque ce sont les moyens techniques et financiers et une bonne politique qui placera l’agriculture à la hauteur des enjeux du développement du pays. D’où, le gouvernement doit consacrer un budget digne pour le développement de l’agriculture c’est cela la suggestion des groupes des paysans présents à ces assises.
Yollande Lumwene