La croissance du secteur agricole bloquée!

La relance de l'agriculture est une priorité.

La croissance du secteur agricole congolais a été au centre de l’atelier organisé jeudi dernier à l’Hôtel Sultani par l’Usaid en collaboration avec le ministère de l’Agriculture.

Les participants ont examiné le rapport sur le Diagnostic de la réforme commerciale, juridique et institutionnelle dans le secteur agricole de la RDC. Ce pays, on le sait est réputé pour sa forêt(120 millions d’hectares de forêts tropicales et 47% de forêts africaines), la deuxième plus grande au monde après l’Amazone. L’agriculture qui pourvoyait à raison de 40% au PIB du pays est retombée à 26% alors qu’il donne du travail à plus de 70% de la population en milieu rural.

L’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, James Entwistle et le ministre des Affaires Foncières, Maj Kisimba ont tour à tour relevé l’importance de ce secteur et les efforts qui sont déployés pour sa relance.

Lors de leurs travaux, les participants ont relevé entre autres les obstacles à la croissance de ce secteur en s’appuyant le thème du jour : « la réforme institutionnelle, juridique et commerciale du secteur agricole congolais ». Les obstacles énumérés portaient essentiellement sur les infrastructures (routes, balisage…), la législation (promulgation de la loi agricole, dualité entre la loi foncière et la loi coutumière), le financement (accès au crédit et à l’investissement), multiplicité des taxes et tracasseries; l’absence d’organisation (coopératives, filières, infos sur le marché, conservation des produits, formation des agriculteurs…).

Pour pallier ces problèmes, les participants ont suggéré entre autres la mise sur pied d’un Plan général d’aménagement du territoire; la promulgation de la loi agricole adoptée par le parlement; la création des fonds de développement; le renforcement des mesures supprimant la multiplicité des taxes et des services aux frontières; la création des coopératives pour l’encadrement des différents intervenants du secteur agricole.

On le sait, les contraintes auxquelles font face les agriculteurs augmentent de façon significative le coût des transactions commerciales, diminue le rendement des agro-industries et réduit sensiblement l’incitation à l’investissement.

A l’issue de cet atelier, toutes les propositions ont été soumises au Gouvernement qui devra les capitaliser pour une relance rapide du secteur agricole confronté au coût élevé des investissements,

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