Contrairement aux déclarations des membres du Gouvernement sur un satisfecit des efforts tendant à améliorer le climat des affaires, le constat fait par Doing business démontre que la RDC continue à s’enfoncer dans le contre performance qui ont un impact négatif sur son image au près des investisseurs et des partenaires étrangers. C’est donc un thermomètre de la santé des affaires en RDC à l’approche des élections.
La RDC a perdu deux places selon le classement « doing business » édition 2012 de la Société financière internationale, SFI de la Banque Mondiale. Pourtant en 2011, elle a fait un exploit assez spectaculaire en arrachant sept places par rapport au classement 2010 où elle occupait la 181ième place. Il faut noter que la RDC a observé un recul de deux places au moment où le dernier rapport de la SFI et de la Banque mondiale indique l’enregistrement d’un nombre record d’économies d’Afrique subsaharienne ayant amélioré leur réglementation des affaires pour les entrepreneurs au cours des 12 derniers mois, pourtant elle s’investi dans l’amélioration du climat des affaires. Les réformes proposées par le comité mis en place avaient permis au pays de réaliser les avancées ainsi que ce résultat encourageant. Alors qu’il fallait poursuivre dans cette même perspective en vue d’entretenir les réformes amorcées.
En effet, en ce qui concerne le critère relatif à la création d’entreprise, Le nombre total de procédures nécessaires pour l’enregistrement d’une entreprise est de 5 points pour l’OCDE. La moyenne africaine est de 8 points. La RDC est au-delà de cette moyenne africaine avec 10 points. D’où, aucun effort n’a été fourni dans ce domaine. Ici, la création d’entreprise est un indicateur important. La moyenne du délai pour l’OCDE c’est de 13 jours, la moyenne sur le continent est de 37 jours. Pour la RDC, il faut aligner 65 jours minimum pour la création d’une entreprise, malgré les simplifications souhaitées par certaines institutions. Selon le rapport, sur 10 indicateurs examinés, seul l’accès à l’électricité a une note positive par rapport à 2011, malgré la carence de desserte dans plusieurs quartiers de la capitale où quelques grandes entreprises se voient obliger d’utiliser des groupes électrogènes pour leurs productions.
La RDC a intérêt à assainir son climat des affaires en respectant tous les indicateurs prévus par cette institution de la Banque mondiale en vue de revenir à sa place occupée l’année dernière et pourquoi pas arracher d’autres place et obtenir un positionnement digne d’un grand pays plein de potentialités à pouvoir faire des affaires.
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