Sans plan, les candidats aux élections sacrifient l’économie

L'économie absente des débats entre candidats.

Près de deux semaines après le début de la campagne électorale, les questions économiques demeurent absentes dans les thèmes des campagnes des différents candidats.

Or sans une économie forte, aucune politique ne pourra relever le Congo du gouffre dans lequel il est plongé depuis des décennies. Avec un budget en propre de 4 milliards USD pour 70 millions de Congolais, il sera impossible à tout candidat une fois passé au pouvoir de satisfaire les besoins de différentes couches sociales, à commencer par les rémunérations, la santé, la scolarité, la sécurité du territoire national… Autant de défis pour un pays post-conflit qui ne peuvent trouver de solution sans une forte mobilisation des recettes internes et un appui conséquent des partenaires extérieurs.

Le dernier mandat du président Kabila a montré  que la seule volonté du Chef de l’Etat ne suffit pas. Il faut encore des moyens disponibles qui ne se conjuguent pas en termes d’aides extérieures mais de fonds propres pour avoir la liberté d’agir dans la promptitude et de répondre exactement aux desiderata des électeurs.

La mobilisation des recettes passe donc par un plan de départ dans lequel tous les efforts seront focalisés pour permettre à l’Etat de disposer des ressources nécessaires pour mener à bien ses différentes réformes. Fort de ce plan, des mécanismes seront mis dans le sens de lutter effectivement contre la corruption, la fraude et le détournement des fonds publics. Dans le même sens les efforts pour l’amélioration du climat des affaires pourront attirer davantage d’opérateurs économiques étrangers et ceux de la diaspora à venir investir dans le pays.

C’est de la sorte seulement qu’on peut poursuivre les réformes amorcées dans les différents secteurs économiques (mines, forêt, énergie, hydrocarbures ) pour espérer voir l’économie retrouver son équilibre et servir de fer de lance au développement du pays.

Le redressement de l’économie congolaise est très attendu pour donner l’impulsion aux économies d’Afrique centrale et australe. EN

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