Le management des élections 2011 : des leçons à tirer

Le renouvellement des animateurs des institutions publiques ne se fait pas sans accrocs.

Le management des élections a fait l’objet de la conférence hebdomadaire de Synergy-Group du vendredi  dernier. Selon le condensé donné par Roger Yenga l’orateur, les élections présidentielle et législative se sont bien déroulées en dehors de quelques difficultés d’ordre logistiques et matérielles.

Le débat quant à lui a été centré sur l’impact du travail de la Ceni en tant qu’acteur principal ainsi que les autres tels que le gouvernement, les partenaires extérieurs, la classe politique et la Cei. Le budget fixé à 700 millions de dollars américains, a été ramené à 350 millions par le gouvernement congolais. Ce qui a eu un impact considérable dans le déroulement proprement dit du scrutin.

La Ceni, quant à elle, a connu plusieurs obstacles qui lui ont empêché de faire correctement son travail. Parmi ces difficultés on énumère le relèvement à la hausse  du nombre de bureaux de vote, centres de vote et les électeurs enrôlés. La révision complète du fichier électoral, l’acquisition du nouveau matériel et équipement et le recrutement des nouveaux agents figurent également parmi ces difficultés.

Au cours du débat, une opinion a soutenu que le gouvernement a géré les élections en fonction des humeurs d’une certaine classe politique avant de plaider pour le développement d’un esprit d’indépendance financière surtout pour les élections pour éviter une quelconque main mise des partenaires occidentaux sur la décision des urnes.

Il faudra également noter que les partis politiques n’ont pas travaillé pour  éduquer la population dans le sens de la citoyenneté en vue de faire face à une certaine maturité de la part de cette dernière.

Parmi des solutions, les participants à cette conférence ont demandé de faire de la Ceni une commission réellement indépendante. Aussi, les financements  des élections ne peuvent pas venir des partenaires extérieurs, l’organisation des élections doit se faire par la société civile et doit émerger du budget de l’Etat.

L’organisation du scrutin 2011 doit être une interpellation pour la prochaine équipe dirigeante pour ne plus sombrer dans l’impréparation accentuée enregistrée les années antérieures.

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