Le process en vue de rendre réel le rêve des autoroutes congolaises a été au centre de la Conférence hebdomadaire de Synergy-Group.
En effet, l’orateur du jour, le Directeur de publication du magazine Entreprendre, Victoire Eyobi, a éclairé l’assistance en donnant quelques grands projets de développement routier à travers le monde.
Il a, pour ce faire, cité la Turquie qui a un projet d’autoroute de 414 km avec un coût de 5milliards de dollars américains, le Ghana avec son projet d’autoroute n°1 de 3 chaussées dont le coût est évalué à 547 millions de dollars américains, l’Espagne, 41 km avec comme coût 139 millions de dollars américains et l’Italie 38 km avec comme coût 1072 millions de dollars américains.
A l’en croire, la RDC avec ses projets : Boulevard du 30 juin de 5 km évalué à 42 millions de dollars américains et Boulevard Lumumba de 14,33 km avec le coût estimé à 188 millions de dollars américains, peut élargir sa vision en construisant des autoroutes à moindre coût grâce à l’intervention des partenaires privés pour assurer la fluidité du trafic routier.
Le réseau routier congolais laissé par les colonisateurs comporte 238.935 km dont 152320 km de routes d’intérêt général (nationales et provinciales), 86.615 km de routes d’intérêt local et 7.400 Km de voiries urbaines. Dans la vision des Cinq chantiers, il est prévu de rétablir la circulation sur 18.170 Km du réseau routier prioritaire, parachever les projets routiers en cours d’exécution sur 7.000 km et engager les travaux sur l’ensemble des 23.140 Km de réseau routier prioritaire. Ce projet prévoit entre autre la construction d’une autoroute reliant l’Aéroport de N’Djili au centre-ville.
Cette perspective a suscité un grand débat au cours duquel des propositions ont été émises pour la mise en œuvre de ce grand projet de développement routier qui est une priorité. Au concret, une opinion pense que la RDC peut arriver à construire des autoroutes à condition d’avoir une vision globale de ce qu’elle compte faire avec ces infrastructures, notamment déterminer les impératifs économiques.
D’où, « les autoroutes congolaises » est une réflexion qui doit être incluse dans une réflexion globale du transport multimodal au Congo. « Les grandes routes ont un intérêt capital pour faire fonctionner le pays », a fait remarquer le Numéro un de Synergy-Group, Monsieur AL Kitenge qui a démontré la nécessité d’un plan global de développement. Il a, par ailleurs, suggéré un « saut qualitatif » en citant l’exemple concret de l’Angola et du Gabon, en lieu et place de penser à un développement graduel compte tenu de la situation actuelle du pays.
Les autoroutes contribueront rapidement à connecter les différentes provinces, à ouvrir le marché intérieur aux opérateurs économiques pour des exploitations, la création des emplois grâce à des industries locales, l’augmentation de l’assiette fiscale du Congo au moment où le budget de l’Angola vole vers 50 milliards USD pour 17 millions d’habitants contre 7 milliards USD pour 70 millions d’habitants à la RDC.
Au moment où tous les pays limitrophes bougent dans le sens du développement de leurs infrastructures avec des incidences directes sur leur économie et sur leur compétitivité, la RDC, comme l’a démontré M. AL. Kitenge ne peut as rester le ventre mou de l’Afrique centrale. Un véritable défi que les nouvelles autorités sont appelées à relever grâce à une vision claire soutendue par un plan général d’aménagement du territoire qui permettra aux opérateurs économiques de se mouvoir à travers le pays et d’accompagner le Gouvernement dans sa mission de reconstruction nationale.
Entreprendre
Entreprendre.
